Entretien avec Ali Yaro, président de la Fbvb: «Il est question qu’on commence déjà par s’imposer au niveau de la zone 3»

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Le président de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb) Ali Yaro était, lundi 29 juin 2020, l’invité du Forum sportif «Dream Team Sports». Au menu, le volley-ball béninois et l’arrêt des activités sportives lié au Covid-19. Lisez-plutôt. 

Quel est aujourd’hui le chantier pour hisser le volley-ball béninois sur l’échiquier continental ?

«Vers la fin de l’année 2017, quand il s’est agit de demander les suffrages pour briguer la tête de la Fbvb, j’ai parcouru tout le Bénin, toutes les Ligues et la plupart des clubs pour leur présenter mon projet. Sur quoi, je voulais qu’on s’entende pour les quatre ans à venir. Il était question pour moi qu’on réorganise la communication entre la Fédération et les structures d’organisation qui sont les Ligues régionales, les clubs, et qu’à un moment donné, les responsables de Ligues soient fortement impliqués dans les grandes décisions fédérales. Là, ils pourront se retrouver dans toutes ces décisions et la mise en œuvre devrait être plus ou moins facile. Qu’on travaille un peu avec une présence effective et qualitative de certains cadres béninois dans les instances supérieures de volley-ball, c’est-à-dire la zone 3, la Confédération africaine et la Fédération internationale. Qu’on s’entende pour poursuivre la mise à jour de répertoire de tous les acteurs de la discipline. Aujourd’hui, il est question de savoir le nombre de licenciés par exemple, la moyenne d’âge au niveau de chaque département, de chaque club, au niveau de nos sélections et un répertoire assez complet de nos officiels. C’est une base de données qui sera améliorée tout le temps mais il faudrait qu’il y ait une base d’origine.»

Quid de la direction technique et la formation des cadres…

«Sur le plan technique, j’ai souhaité qu’on redynamise de façon très profonde, la Direction technique nationale (Dtn). Jusqu’à l’année passée, quand on parle de la Dtn, pour la plupart des disciplines sportives, on ne voit qu’un Directeur technique national. Alors, j’ai voulu qu’on redynamise profondément, que la Dtn soit pourvue. Chez nous au volley-ball, la Direction technique, c’est le Directeur d’abord. Ensuite, ce sont tous les entraîneurs nationaux de toutes les catégories d’âge au niveau de beach et indoor puis les conseillers techniques régionaux. Il était aussi question que pendant ces quatre ans, qu’on puisse mettre en place des sélections zonales et nationales permanentes. Pas forcément appeler les sélections quand il s’agit de compétitions ponctuelles. Il fallait aussi réorganiser d’autres projets phares qu’on avait notamment le projet 2T et le projet African Dream (le rêve africain) qui nous avaient été proposés par la Fédération internationale. La formation des cadres, nous y tenons beaucoup. Les entraîneurs et les arbitres. Dans la zone 3 principalement, et aussi, il fallait former et recycler les officiels dans les trois zones principales que nous avons définies. C’est-à-dire, le Nord (le haut Nord), c’est-à-dire Atacora, Borgou. Ensuite, le centre, le Mono et le Zou, et après le Sud, Atlantique Ouémé, bien entendu, les anciens découpages. Il y a aussi le suivi de la formation en management des organisations sportives pour les cadres administratifs des Ligues et des clubs.»

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Qu’en est-il des compétitions ?

«Pour les compétitions, nous avons souhaité la participation aux compétitions nationales, aux compétitions régionales. Pour nous, à un moment donné, je n’ai pas été très compris. Gagner une médaille d’or au niveau africain au volley-ball, ce ne sera pas chose facile. Mais il est question qu’on commence déjà par s’imposer au niveau de la zone 3 qui regroupe huit pays et après, on verra bien comment améliorer nos performances au niveau africain.»

Quel est votre approche par rapport à la Covid-19 dans le déroulement des activités sportives au Bénin ?

«Par rapport à la Covid 19, la Fbvb avait déjà même lancé toute de suite sa saison en début janvier. Dès le 2 janvier, nos sélections étaient du côté d’Accra avec les Dames puis du côté de Lomé avec les Hommes, pour les éliminatoires des Jeux olympiques. La première phase, les hommes ont été qualifiés pour la seconde phase qui devrait se dérouler en Tanzanie. Malheureusement, juste après la programmation, il a été question qu’on suspende toutes les activités. Au niveau national, les éliminatoires des phases finales de nos championnats avaient déjà commencé dans certains départements notamment Atlantique Littoral, Ouémé Plateau et le Borgou, Alibori. Juste après cette décision du gouvernement de suspendre toutes les activités non essentielles par rapport au sport, nous avons demandé à nos structures de surseoir à tout pour le moment. En son temps, nous avons un certain nombre de compatriotes qui évoluent à l’étranger, qui nous ont soutenus, qui ont soutenu leurs frères et sœurs qui sont restés sur place par des messages d’encouragement et de respect strict des gestes barrières pour qu’en son temps, nous puissions retrouver tout le monde sur les terrains. Je vais profiter de cela pour demander aux uns et aux autres de continuer par respecter ces gestes barrières. Tout récemment, nous avons lancé un appel à nos sportifs parce qu’il est question que chacun puisse de protéger afin qu’on puisse se retrouver sur les stades.»

 

 

Transcription : Abdul Fataï SANNI

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