Profil du jeune photographe Joannès Mawuna: Un passionné des images au pur talent

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Il est une perle rare dans le monde de la photographie professionnel d’art au Bénin. Ce qui aiguise la sensibilité de Joannès Mawuna, c’est lorsqu’il a l’opportunité de manipuler avec ses objectifs des images visiblement anodines, peu communes à travers les œuvres de ses confrères. Un zoom sur le jeune talent nous le fait découvrir.  

 

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Joannès Mawuna est un passionné des images depuis le bas âge. Allure dynamique et modeste, taille moyenne, teint noir d’ébène présentant les fibres d’un touareg.  Et pourtant, celui qu’il convient d’appeler ‘’le magicien des images’’ est un digne fils  d’Agamè dans le département du Mono. Du haut de sa trentaine, le jeune photographe retient l’attention du public sur ses choix dans l’exercice de son art. «  J’aime la photographie depuis mon enfance déjà. Je me fabriquais même des appareils de photographie et de vidéo de fortune, c’est-à-dire avec des cartons. Lorsque j’étais au collège j’ai un oncle qui m’a offert dix mille Fancs Cfa et je l’ai pris pour m’acheter un appareil photo à pellicule.  C’est comme ça que j’ai commencé par faire des photos dans le village. Aujourd’hui, j’ai fait l’option de braver le regard du public pour aller au contact de tout ce qui se passe sous nos yeux mais que nous peinons à voir. Les femmes qui font les métiers d’hommes par exemple » va-t-il témoigner pour clairement indiquer  sa source de motivation pour la création de ses images qui forcent l’admiration dans le rang des fanatiques de l’art visuel. Après son baccalauréat, le talentueux photographe d’art s’est inscrit, parallèlement à ses études académiques, dans la session ciné-photo Unesco au sein de l’Ensemble artistique et culturel des étudiants ‘’Eace’’ du campus universitaire d’Abomey-Calavi. « Lorsque j’ai commencé dans cet Ensemble par faire des photos, les gens aimaient bien. C’est comme ça qu’en 2016,  un ami, Espérat Donouvossi, m’a mis en contact avec le photographe d’art Ishola Akpo et puis nous avons commencé par collaborer et j’en suis là où je suis aujourd’hui » souligne l’artiste. A en croire ses témoignages, Joannès Mawuna a délibérément faire le choix de sortir de l’ordinaire en touchant des images auxquelles tout le monde ne s’intéresse régulièrement pas. « Moi je travaille sur les albinos, mais beaucoup plus sur le rituel qui leur est consacré. C’est beaucoup plus pour sensibiliser et faire garder la mémoire » souligne le photographe pour pointer ce qui fait sa particularité dans l’exercice de son art. Pour lui, la photographie est un métier qui permet d’aller au contact des autres, de découvrir des mondes peu connus de tous. Père de deux enfants, son tempérament assez calme lui favorise une relation empreinte de sincérité et de cordialité avec ses proches.

TG      

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