Entretien avec l’athlète béninoise Odile Ahouanwanou: «Noëlie Yarigo et moi, on n’est pas proche»

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Bilan de gestion de la Fédération béninoise d’athlétisme (Fba), son apport dans la carrière de Odile, relation entre Noëlie et Odile puis la reprise des entraînements après le confinement en France. Tel est le menu de la dernière partie de l’entretien qu’a accordé l’athlète béninoise Odile Ahouanwanou aux journalistes du Comité des Médias pour la Promotion de l’Athlétisme en Afrique de l’Ouest (Compaao). Lisez-plutôt !!! 

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En décembre 2020, ce sera la fin de mandat du Comité exécutif de la Fédération béninoise d’athlétisme (Fba) dirigée par Vierin Dégon. Quel bilan faites-vous de la gestion de la Fba ?

Ça passe aussi très vite. Le président Vierin Dégon est un président qui est à l’écoute, qui essaie d’être en contact avec les athlètes, qui cherche à améliorer les conditions déjà sur le plan national. Il essaie de soutenir les clubs qui sont sur place, encourager les athlètes en leur trouvant des bourses. Il essaie d’aller au contact des partenaires pour trouver des finances pour accompagner les athlètes. On a besoin des hommes comme ça pour aller frapper à des portes. Nos Fédérations dépendent quasiment de l’Etat. Donc, pour ne pas être dépendant financièrement de l’Etat et de la Fédération Internationale d’athlétisme, il faut avoir des personnes qui peuvent aller frapper des portes pour trouver des sponsors, des partenaires afin de combler des vides. Je pense qu’ils sont sur le bon chemin. Aller chercher des partenariats, c’est ce qu’il faut pour l’athlétisme béninois. On a besoin des personnes comme ça pour aller déranger des gens qui ont les moyens, les rassurer pour leur dire, si vous donnez ça, on aura tels ou tels résultats. Regardez les preuves ainsi de suite et ça marche. Donc voilà moi le bilan que je peux faire en tant qu’athlète, un bilan positif.

Quels ont été les apports de la Fba dans ta carrière ?

La Fba est à l’écoute des athlètes béninois. Elle est là pour apporter ce qu’elle peut pour l’instant; c’est-à-dire, nous écouter et mettre des choses en place pour nous faciliter la tâche. Mais sachez que pour la plus part du temps, nos Fédérations dépendent de nos ministères pour agir. Donc, la Fédération fait ce qu’elle peut pour nous accompagner, nous orienter. Elle joue énormément de rôle dans ma carrière dans la mesure où pour prendre part à des compétitions au plan international, si la Fédération ne donne pas son accord, c’est compliqué pour l’athlète d’y participer, à moins que ça soit un meeting. Quand il s’agit des championnats du monde, des championnats d’Afrique, il faut que la Fédération puisse donner son accord.

Dans l’athlétisme béninois, deux dames s’illustrent plus. Odile et Noëlie. Justement, pouvez-vous nous parler de votre relation avec Noëlie Yarigo ?

…Noëlie Yarigo et moi, on n’est pas proche. On n’est pas des amies ni des copines mais pas des ennemies non plus. Donc, on s’appelle pour avoir de nos nouvelles. Quand on se retrouve lors des compétitions, on s’en courage. Donc, voilà. Je n’ai pas une relation d’une grande copine avec elle mais c’est une grande sœur que je respecte bien. Elle est en France, je le suis aussi. On communique, on s’appelle. Surtout pendant la période de confinement, on s’est appelé pour avoir de nos nouvelles.

Justement, comment avez-vous repris les entraînements après le confinement en France ?

C’est dur un peu la reprise. Elle est un peu dur parce que le corps a pris l’habitude de rester sans quasiment rien faire. A la maison, on n’arrive pas à faire ce qu’on a l’habitude de faire sur le terrain. Donc, pour reprendre avec les courses, c’est dur, l’aérobie c’est dur. Tu n’as plus l’habitude de courir pendant longtemps. La vitesse aussi, tu ne sais pas si c’est vitesse ou l’aérobie. Il y a beaucoup de courbature. On a repris progressivement, on ne s’emballe pas.

La Fédération internationale d’athlétisme a annoncé un soutien à ses athlètes professionnels. Avez-vous été contactée ?

J’ai vu l’annonce mais elle est très simple. C’est dire que les athlètes qui sont concernés doivent remplir certaines conditions et que dès que tu te retrouves dans ces différentes conditions, tu dois pouvoir réagir suite au lien qu’ils ont envoyé. Ce n’est pas à eux de te contacter à nouveau pour te dire voilà, il faut que tu fasses ce que tu dois faire. C’est clair que les athlètes qui se retrouvent dans cette posture d’être bénéficiaire de cette aide doivent réagir et récupérer si possible parce que là, c’est la Fédération ou les organes en place qui vont définir. Toi, tu remplis les formalités mais c’est eux qui vont définir si tu l’es vraiment ou si tu fais partie vraiment des bénéficiaires.

 

Transcription : Abdul Fataï SANNI

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