Dégradation des voies et stationnement anarchique à Abomey-Calavi: La société “HNRB“ à l’origine du calvaire des usagers

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(Le nouveau maire Angelo Ahouandjinou déterminé à mettre fin à la pagaille)

La société chinoise “HNRB-HNCC“, installée dans la commune d’Abomey-Calavi mérite bien la palme du bordel, de l’anarchie et surtout pour manquement à la “Responsabilité sociale d’entreprise“. Cette entreprise de BTP, attributaire du projet “Asphaltage“ s’illustre malheureusement comme un champion de la dégradation de la voie publique à Abomey-Calavi précisément au quartier Zoundja à quelques mètres du Tribunal. Alerté par notre rédaction, le nouveau maire  Angelo Ahouandjinou était sur les lieux ce dimanche, 21 juin 2020. Pragmatique, l’autorité communale s’engage à mettre fin à la pagaille…

 

Si la voie menant du carrefour Arconville au Tribunal semble praticable, il faudra néanmoins attendre ou espérer que le projet Asphaltage du gouvernement s’étende aux localités environnantes notamment au quartier Zoundja pour voir enfin, réparés, les dégâts causés par les camions de la société chinoise “HNRB“. En effet, cette société dont l’une des bases est érigée dans ledit quartier, semble visiblement à l’origine du calvaire des usagers. Un tour sur les lieux et le constat est simplement déplorable. Du tribunal à la base de la société chinoise, inutile de vouloir emprunter le tronçon. La voie est quasiment impraticable. Et pour cause, de grands fossés devenus des réceptacles d’eau s’y trouvent au point où même en temps de sécheresse, les flaques d’eau y demeurent. D’ailleurs, les usagers sont contraints de se frayer juste un chemin le long du mur des maisons environnantes pour se tirer d’affaire ou atteindre leur destination. Chose curieuse, malgré l’état dégradant de la voie, les camions de la société chinoise s’en sortent vaille que vaille. Ils sont pratiquement les seuls utilisateurs de la voie désormais, confie un riverain, indigné. “La voie n’était pas dans cet état bien qu’elle n’était pas pavée. Mais ces chinois, avec leurs camions, ont fait de la voie, un enfer, un véritable calvaire pour les usagers. Le mal, c’est qu’ils ne s’en soucient point“, déplore ce dernier. Le hic, c’est qu’à l’entrée de la base de la société, il est difficile de circuler même à moto. Et tout ceci, dans une indifférence totale des responsables de la société chinoise. Si la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement durable, c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un impact positif sur la société mais aussi mieux respecter l’environnement, alors la société HNRB a manqué à la sienne. Car, loin de contribuer à soulager les peines des populations, elle leur complique malheureusement l’existence. Inadmissible ! Et comme si cela ne suffisait pas, les camions de la société stationnent anarchiquement sur le tronçon au point où il est quasi-impossible de circuler. “C’est ce qu’ils font, on s’est toujours plaint mais rien. La vérité, c’est que les conducteurs se fichent pas mal de vous“ confie une riveraine. Des propos visiblement fondés car notre équipe sur le terrain a failli être éclaboussé de boue par un camion dont le conducteur n’a même pas daigné, présenté des excuses. Tels, les seuls maîtres de la circulation, ces conducteurs qui recourent généralement à un excès de vitesse sur nos routes méritent d’être recadrés.

La société indifférente…

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De la base à Zoundja, notre équipe s’est portée au siège de la société à Kanzoukpa. Rencontré, le chef du personnel, sur un ton plus ou moins arrogant, a simplement exprimé un dédain face à notre préoccupation. Tout en affichant son désir de nous répondre, ce dernier qui assistait ce lundi, 15 juin 2020 au licenciement d’une douzaine d’ouvriers de la société, dit ne pas comprendre les raisons motivant une telle plainte des populations. Inutile alors de fatiguer la direction. Et comme pour ne pas envenimer davantage la situation, tout en exigeant un courrier en amont, il fit savoir que le directeur de l’entreprise ne parle guère le français et qu’il faut un interprète pour traduire sa réaction du chinois en français. Ce qui ne serait possible dans l’immédiat. Seulement que, de l’autre côté, les populations continuent de souffrir le martyr. Faut-il le rappeler, la société HNRB est en charge des chantiers des lots 10A et 1A du projet Asphaltage respectivement à Abomey-Calavi et Cotonou. Au cours d’une descente en octobre dernier du ministre du cadre de vie, la société a été menacée de résiliation de son contrat. Il est reproché à l’entreprise, des malfaçons sur les caniveaux préfabriqués, le mauvais aménagement des voies de déviation, la  mauvaise gestion de l’hygiène, de la sécurité et de l’environnement, le piétinement dans l’implantation des poteaux électriques,…

Le maire Angelo Ahouandjinou : un homme d’actions

Alerté par notre rédaction dans l’après-midi de ce dimanche, 21 juin 2020, le nouveau maire d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou s’est dépêché sur les lieux dans les trente minutes qui ont suivi pour faire le constat. Quel pragmatisme ! Indignée par les constats faits, l’autorité communale a menacé de taper immédiatement du poing sur la table. Déterminé à mettre fin à la pagaille pour le bonheur de ses administrés, le maire Angelo Ahouandjinou a promis prendre des mesures dès ce lundi, 22 juin 2020 pour corriger le tir. Une prompte réaction du nouveau maire et qui témoigne de tout le bien que l’on dit de l’homme. De toute façon, tout porte à croire que la commune d’Abomey-Calavi tient son bâtisseur, son homme. Vivement que la société HNRB soit rappelée à l’ordre et le tort causé, enfin réparé.

A.B

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