Mounirou Daouda à propos des Ecureuils du Bénin: «Le plus important est d’incorporer des jeunes dans cette équipe»

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Le délégué général du Tournoi international des centres de formation de football (Tic2f) Mounirou Daouda était à la barre du forum «Bénin Sports». L’invité de ce vendredi 29 mai 2020 a abordé plusieurs sujets dont celui des Ecureuils du Bénin. Il a apprécié le parcours de ceux-ci lors de la dernière CAN en Egypte, a levé un coin de voile sur son meilleur souvenir et sa déception avant de donner quelques idées pour maintenir le cap. Lisez-plutôt !!!

Vous avez suivi le parcours des Ecureuils du Bénin lors de la dernière CAN en Egypte. Quelle analyse faites-vous de ce parcours ?

J’ai bien suivi le parcours des Ecureuils à la CAN Egypte 2019. C’était une fierté pour moi de voir cette équipe aller jusqu’en quart de finale. Une très belle équipe sur le papier et sur le terrain surtout. Sur le terrain,  parce qu’on avait à faire à une équipe solide. Au jour d’aujourd’hui, ce qui nous manque, c’est vraiment ce collectif qu’on n’a pas. On a une équipe de guerriers où ce sont des joueurs qui se battaient pour la patrie. Quelque part, ce qui nous a manqué, c’est d’avoir un collectif et je pense qu’on aurait eu un peu plus de collectif dans ce jeu qu’on aurait pu (peut-être) prendre nos premiers points. Sinon, c’est une équipe qui m’a plutôt plu sur le papier. Nous n’avions pas forcément des joueurs de renom mais on avait des joueurs qui étaient solidaires, qui étaient prêts à aller à la guerre. Aujourd’hui, on a prouvé au monde que sans forcément avoir de grands noms, on pouvait quand même aussi briller. Ce qu’il nous faut aujourd’hui, c’est de rester sur la continuité et pour rester sur cette continuité, ça veut dire qu’il faut faire émerger une jeunesse. Nous avons des joueurs qui sont vieillissants. Donc, il faut absolument qu’on travaille avec la relève et cette relève, je pense que le sélectionneur Michel Dussuyer sait où les trouver. Personnellement, j’aurais une envie ; c’est de faire émerger des joueurs du championnat béninois même si aujourd’hui, on sait que le championnat n’est pas de qualité mais il est important qu’on ait des joueurs qui viennent réellement du pays. Pour moi, c’est important. Allez chercher des guerriers, c’est bien (je ne suis pas un partisan de ce genre de système). Mais je préfère vraiment travailler sur la formation dans le pays. Quand vous prenez les Sénégalais, les Maliens, la plupart de leurs joueurs ont été formés dans leurs pays. Que ça soit les Sénégalais ou les Maliens, je le redis encore, c’est pour ça qu’on les retrouve régulièrement dans les compétitions de jeunes. Et j’aimerais que mon pays fasse exactement la même chose et je pense qu’on a les moyens, on a de la qualité dans le pays et on peut le faire.

Quel est votre meilleur souvenir de cette CAN, et votre déception ?

Mon meilleur souvenir de cette CAN est la qualification des Ecureuils du Bénin en quart de finale face au Maroc. Les Ecureuils ont affronté un gros calibre en huitièmes de finale. Un gros calibre du continent et cette qualification a été l’apothéose pour nous. On était tous heureux. On était avec des amis. Le jour de cette victoire, on l’a fêté tous ensemble. Et ça a été pour nous, le jour où on était tous unis derrière notre équipe. Quel que soit le score, même si on a gagné aux tirs au but, le plus important était vraiment cette qualification. C’est mon meilleur souvenir. La déception pour moi a été la finale perdue par le Sénégal face à l’Algérie. Je voulais absolument que les  Lions de la Teranga remportent cette CAN. Malheureusement, c’est l’Algérie qui l’a remportée. Ça a été juste ma déception. Mais je ne sais pas si c’est la meilleure équipe qui a gagné. Sur le terrain, le Sénégal avait peut-être la meilleure équipe durant cette CAN.

Que faire pour maintenir les acquis au sein des Ecureuils du Bénin ?

Je pense qu’il faut continuer à travailler et à maintenir cette équipe au niveau où Michel Dussuyer l’a amenée. Le plus important pour lui aujourd’hui, c’est surtout d’incorporer des jeunes parce qu’il est très important pour moi, que demain, la nouvelle génération commence à intégrer l’équipe des Ecureuils. On ne va pas tout le temps faire avec les vieux. Il est important que le sélectionneur regarde autour de lui, la nouvelle génération. Ceux qui ont vraiment les compétences, le talent pour pouvoir commencer à titiller l’équipe première. C’est très important et je pense que le sélectionneur (que j’ai rencontré moi-même) travaille déjà dessus et il est important qu’on commence par voir émerger cette nouvelle génération d’Ecureuils qui bien-sûr, aura besoin des anciens, que ça soit Stéphane, Poté et autres pour leur montrer la voie parce que(malheureusement), il y a toujours une fin pour les joueurs et il est important que nous ayons une nouvelle génération qui arrive derrière pour permettre de garder ces acquis.

 

Transcription : Abdul Fataï SANNI

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