Contrôle de constitutionnalité de la loi interprétative: Djogbénou : le train est venu à l’heure

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Grâce à la loi complétive et interprétative du code électoral votée par les députés, la désignation des Maires selon le Parlement devrait désormais se dérouler sans anicroches. Face à l’indignation et la stupéfaction de l’opinion publique qui dénonce une manipulation ‘’opportuniste’’ de la loi électorale en plein processus, le chef de l’État a décidé de s’entretenir avec la classe politique. Cette rencontre, qui a eu lieu mercredi 3 juin 2020 au palais de la République à Cotonou, a connu la présence de toutes les formations politiques ayant tout au moins participé dès le début, à ce processus. L’objectif prétexté, c’est que Patrice Talon, par cette démarche, a voulu s’accorder avec ces partis politiques, à propos des nouveaux ajouts contenus dans la nouvelle loi et recueillir éventuellement leurs recommandations. Ceci, avant l’envoi de la loi pour son contrôle de conformité au niveau de la Cour constitutionnelle. Seulement, juste après cette séance, la haute juridiction a été immédiatement saisie par le Président de la république. La réponse de la Cour qui n’a pas tardé. Depuis hier, elle a jugé conforme à la Loi fondamentale, ce nouveau code électoral. En attendant certainement sa promulgation rapide par Patrice Talon, tout semble indiquer que la raison de cet échange avec les partis politiques est bien tout autre. En termes clairs, puisque cette rencontre n’a rien changé à la démarche du chef de l’État, nonobstant toutes les critiques, on est tenté de dire que la rencontre était juste une formalité, une quête de caution des partis politiques. Laquelle avait principalement pour but de baliser le terrain et de faire croire que ces formations politiques adhèrent à ce réajustement des choses, en plein processus électoral. La décision de la Cour constitutionnelle n’a donc surpris personne. Tout le monde s’y attendait comme des voyageurs à la gare. Le train est donc venu à l’heure. Maintenant, place à la promulgation. Les élections pourront reprendre dès lundi, si entre temps, le délai de 15 jours n’était pas arrivé à échéance. Le cas échéant, c’est la Cour suprême qui devra mettre en application la loi interprétant et complétant le code électoral.

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J.G

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