Installation des conseils communaux: Débâcle curieuse des Maires issus des destitutions

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Après la prise du pouvoir par Patrice Talon en 2016, une kyrielle de Maires n’ayant pas rejoint les rangs de la Rupture ont purement et simplement été destitués. Ceci, pour céder place à la tête de ces mairies, aux partisans de ce nouveau régime. Seulement, à l’issue du renouvellement en cours des conseils communaux et municipaux, la plupart de ces Maires de dernières minutes, ne pourront point rempiler à leurs anciens postes.

Après le scrutin du 17 mai entrant dans le cadre des communales et municipales, place désormais aux différentes leçons retenues de ces joutes électorales. A quelques jours du délai de 15 jours prévus par le code électoral pour l’installation des conseils communaux et municipaux, nombreuses communes à l’instar des trois municipalités que compte le Bénin, ne connaissent toujours pas leurs dirigeants. Mais, en attendant l’installation des conseils dans ces communes en question, un constat curieux se dégage. Cela, au niveau des communes ayant par des virtuosités politiques congédié leurs Maires, en cours de mandat. En effet, dans la grande majorité de ces communes, ces Maires remplaçants ayant pris la place de leurs prédécesseurs à tort ou à raison destitués ou révoqués pour des évidentes raisons politiques, ne pourront plus se succéder. C’est le cas par exemple des Maires de Parakou, de Ouidah, de Bonou, de Bembèrèkè, d’Allada, de Djidja et de plusieurs autres communes, qui ne se retrouveront pas dans leur fauteuil d’édile. A cette étape, l’on se demande quels peuvent bien être les réels mobiles de ce désenchantement observé à leur niveau, alors que beaucoup parmi eux ont été des artisans de l’ombre de la destitution de leurs prédécesseurs ? Déjà, il faut remarquer que la plupart de ces Maires, pour les présentes élections communales et municipales, été réélus comme conseillers communaux ou municipaux. Malheureusement, cela ne suffit point pour qu’ils renouent avec ces postes de Maires. Car, si certains ne sont pas arrivés à se retrouver sur la liste majoritaire pour se voir attribuer aux yeux de la loi ce titre, d’autres, nonobstant la suprématie de leur liste au niveau de leurs communes respectives, ont été ménagés, par leurs formations politiques. En définitive, ces cas de figures témoignent de la débâcle subite de ces Maires. Un déshonneur qui vient d’ailleurs prouver qu’ils n’étaient pas aussi indispensables, comme certains le prétendaient.

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Janvier GBEDO (Coll.)

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