Réouverture des églises et autres lieux de culte: Prêtres, pasteurs, imams face à leur responsabilité

707

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

«A la suite d’une nouvelle évaluation des mesures mises en oeuvre dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, et en vue de renforcer le retour progressif à la normale, le Gouvernement a décidé d’assouplir encore certaines mesures restrictives restées jusqu’ici en vigueur. Ainsi, pour compter du mardi 2 juin 2020, les lieux de culte sont autorisés à rouvrir pour recevoir les fidèles».

En effet, en sa séance hebdomadaire du Conseil des ministres de ce mercredi 27 mai 2020, le Gouvernement du Bénin a décidé de l’allègement des mesures restrictives relatives à la fermeture des lieux de culte qui, en fin de mois de Mars, ont dû être fermés pour cause de la pandémie du Coronavirus. Et, depuis l’annonce officielle de cette nouvelle, ça jubile beaucoup dans le rang des concernés qui voient ainsi leur doléance satisfaite. Cependant, cette réouverture des lieux de culte ne va pas sans conditions. Les responsables religieux, à lire la décision, «doivent veiller à y faire observer le port de masque, le lavage des mains et le respect de la distance de sécurité sanitaire d’un mètre minimum entre personnes… puis à désinfecter régulièrement les lieux de culte». Si, pour le lavage des mains, le port de masque et la désinfection, il n’y a pas de crainte à avoir, l’espacement conséquent entre fidèles pose problème. La distance sociale de 1 mètre à respecter rigoureusement se présente comme une illusion. Pour ce qui est des églises par exemple, la plupart bondées de fidèles, il y a lieu de s’interroger. Comment les responsables religieux arriveront-ils à gérer la masse humaine qui parfois s’étend en dehors du temple sous des bâches et ce, malgré le saucissonnage des heures de culte ? C’est dire, combien la conscience de ceux-ci est engagée. Déjà, aux premières heures de cette maladie, avant même que le gouvernement ne décide de la fermeture des lieux de culte, les mesures barrières étaient, par endroits, rejetées au nom d’une foi religieuse. Aujourd’hui que la vie semble reprendre et que les uns et les autres montrent leur victoire sur la Covid-19, pour n’avoir pas été infectés, il faut davantage redouter un zèle amer et préjudiciable. Ce qui est sûr, les responsables religieux sont appelés à consentir assez d’efforts pour que soit observée la distance de sécurité sanitaire d’au moins un mètre entre fidèles ; amener ceux-ci à s’y soumettre rigoureusement ; veiller à ce que les enfants soient bien encadrés au cours des prédications. Et, même s’il faut prêcher plus de 10 fois le jour du culte, histoire que tous les fidèles aient part à l’enseignement, il faut le faire. Aucun sacrifice ne saurait être de trop dans cette situation de crise sanitaire. Par ailleurs, le Gouvernement est invité à prendre les dispositions subséquentes pour veiller au respect de ces mesures qui accompagnent la réouverture des lieux de culte comme c’est le cas aux abords des voies. Ceci, nous garderait bien des foyers de contagion.

- Advertisement -

Cyrience KOUGNANDE

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite