Guerre de leadership, procurations la veille de l’élection des maires: La preuve que Up et Br des ” partis ” éphémères

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Guerre de leadership entre responsables d’un même parti, entre responsables des partis siamois Union progressiste (Up) et Bloc républicain (Br) dans la même circonscription électorale. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la bataille de Bohicon entre l’Up et le Br ne fait que commencer. Elle sera rude et tous les coups seront permis. Décision unilatérale de quelques responsables locaux de passer outre la consigne des responsables nationaux du parti dans la désignation du candidat au poste de maire. En fonction de leur affinité avec tel ou tel candidat, des responsables de partis font obligation  à des conseillers de délivrer des procurations, afin de s’assurer de leur vote. Lokossa, Sakété, Sèmè-Kpodji, et d’autres communes vivent en ce moment les réalités d’une époque qu’on croyait révolue. Il y a même  des leaders locaux qui affirment être plus proches du chef de l’Etat que leur président de parti. Du coup, ils se comportent comme les seigneurs dans leurs zones. Ils peuvent décider de qui sera maire ou non, peu importe qui a le meilleur profil, peu importe ce qu’en pense Amoussou Bruno ou Abdoulaye Bio Tchané.

Les mauvaises habitudes ont la peau dure. Tout ce qu’on croyait enterrer avec les partis claniques refont surface  à la veille de l’installation des conseils communaux et municipaux. Union progressiste et Bloc républicain, partis pensés, conçus et mis en branle par le chef de l’Etat dans le but de réformer le système partisan béninois, contraindre les politiciens à opter pour les grands ensembles plutôt que des partis unipersonnels, claniques et ethniques ne sont pas à l’abri des querelles de clocher et des guerres de leadership qui ont sonné le glas d’autres grands ensembles comme l’Union pour le Bénin du futur (Ubf). Il aura fallu l’élection des conseillers communaux pour qu’on s’aperçoive qu’en réalité l’union tant prônée n’est que de façade. Les tractations pour l’élection des maires révèlent que ces partis siamois, sortis des entrailles du chef de l’Etat Patrice Talon, traînent les mêmes tares que les anciens grands ensembles qui se sont formés autour du pouvoir. Ce qu’on a toujours déploré chez ces grands ensembles, c’est que rien n’unit fondamentalement les membres si ce n’est les avantages liés à leur proximité avec le pouvoir. Conséquence, quand le leader politique autour duquel ils se sont agglutinés perd le pouvoir, c’est la débandade.

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Dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Avec les pratiques observées ces derniers jours, il est à craindre que le système partisan, tel que voulu par Patrice Talon, et mis en œuvre à coup d’exclusion, de contestation populaire réprimée dans le sang, ne soit en fait conçu sur du sable mouvant. Ceux qui ont prédit que leur durée de vie n’irait pas au-delà de la durée de Talon au pouvoir, pourraient avoir raison. Que cela soit en 2021 ou en 2026, quand Patrice Talon ne sera plus au pouvoir, le risque est grand que Up et Br s’effondrent comme un château de cartes. C’est presque une certitude.

M.M

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