Entretien avec le président de la Fédération malgache de handball: «On a d’autres projets et j’espère qu’on va essayer de les réaliser»

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Dans cette deuxième partie de l’entretien du président de la Fédération malgache de handball (Fmh) sur le forum sportif dédié au handball africain «Africa Hand United», Aimé Razafintsalama a évoqué ses projets pouvant permettre au handball malgache de trouver une place sur le continent. Lisez-plutôt !!!

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Qu’est-ce que vous avez promis en venant à la tête de la Fédération et où en êtes-vous aujourd’hui avec vos projets ?

Effectivement, quand j’ai pris les rênes de la Fédération, une des promesses que j’ai faite, c’est d’abord, d’uniformiser le niveau technique dans toute l’Ile. Parce que, Madagascar est très vaste, deux fois et demi la France et on a 22 régions. Sur les 22, quand j’ai pris les rênes, on avait 9 Ligues. Actuellement, on est à 14 régions qui ont leur Ligue et cette année, on projette d’ériger deux sections en Ligue. Donc, on espère avoir cette année 16 Ligues. Pour organiser des compétitions au niveau national, c’est très difficile et coûteux parce que Madagascar est très vaste. Moi, je suis dans la capitale, au centre de Madagascar. Pour les équipes qui viennent du Nord, elles mettent à peu près deux jours de route  pour la capitale. Et les joueurs qui sont au Sud mettent trois jours. Donc, c’est trop coûteux pour les clubs. Mais malgré tout, depuis qu’on est là, on a pu faire les compétitions nationales au moins une fois tous les ans. Les équipes, après avoir franchi les compétitions en zone (il y a trois zones, Sud, Nord et centre), les finalistes montent pour la phase nationale. Pour les jeunes, on a opté pour les opens. Et depuis qu’on est là, on n’a rien raté. On organise au moins une fois par an le championnat national des jeunes et seniors hommes et dames. Depuis quelques années, on a repris avec la Ligue des Champions. Outre l’uniformatisation technique, les compétitions tous les ans, il y a la formation des encadreurs et autres. On a d’autres projets et j’espère qu’on va essayer de les réaliser. J’ai aussi promis de faire des écoles de handball. Et depuis quelques années, on a commencé avec les plus jeunes et il y a eu malgré les problèmes, l’augmentation des licenciés.  Quand j’ai pris la Fédération, il avait environ 1800 licenciés. Actuellement, on est à 4500 et à ce niveau, on a fait un grand effort.

A quel niveau votre pays doit progresser pour prétendre à une place sur le continent ?

L’éloignement de notre île est un grand handicap ainsi que les moyens pour participer aux grands événements continentaux parce que, la plupart du temps, les grands événements continentaux se passent dans le Maghreb et puis dans l’Afrique de l’Ouest. Hors, déplacez une équipe de handball avec une délégation de 20 personnes, ça nous coûte très cher. Or, pour pouvoir prétendre à une meilleure place dans le continent, il faut qu’on trouve les moyens d’être régulier dans les grands événements continentaux. Je cherche vraiment les moyens. Chez nous, on change de ministre très souvent. Ce n’est pas évident d’avoir une politique sportive assez cohérente et stable. Puis, j’essaie malgré tout de multiplier les relations avec la Cahb (Confédération africaine de handball) et l’Ihf (Fédération internationale de handball) pour essayer de chercher des moyens pour participer aux compétitions. Malgré tout, dans les zones de l’océan indien, dans toutes les catégories, on est les champions que ça soit en hommes et en dames. Dans les 7 zones qui regroupent l’Ile Maurice, les Comores, etc, on est quand même les meilleurs. Mais pour pouvoir passer l’autre stade, sur le continent, c’est l’Etat qui devra s’en occuper mais on est confronté au manque de moyens et c’est bien regrettable.

 

La Fédération malgache de handball apporte-t-elle une aide financière aux différents clubs dans cette période de confinement ?

Au niveau de l’aide financière qu’on apporte aux clubs, il faut dire que chez nous, les clubs sont gérés par les sections ; les sections sont gérées par la Ligue et les Ligues sont gérées par la Fédération. Mais cela n’empêche pas qu’on ait des relations directes avec les clubs. Et ici, ce sont tous des clubs amateurs. Mais il faut souligner qu’on n’a pas donné d’aide financière aux clubs parce qu’on n’a pas les moyens.

Transcription : Abdul Fataï SANNI

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