Entretien avec l’attaquant béninois Odo Chabi Bio: «Venir ici en Polynésie est un choix personnel »

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L’international béninois Odo Chabi Bio était à cœur ouvert sur le forum sportif «Les Supra Béninois». Occasion pour le jeune footballeur béninois âgé de 19 ans de revenir sur son parcours en club et en sélection nationale. Il n’a pas manqué d’évoquer son ambition à court terme. Lisez-plutôt.

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Qui est Chabi Bio ?

Odo Chabi Bio. Je suis attaquant de l’As Tiare de Tahiti (Europe). Je suis un international béninois et ancien sociétaire de Soleil Fc

Il faut dire qu’au niveau des sélections nationales, j’ai eu deux sélections avec les cadets, 11 sélections avec les juniors, quatre sélections avec les U23 et six sélections avec les locaux.

D’où est venue la passion pour le football ?

J’ai commencé le foot depuis tout petit. Au village, je voyais les grands jouer et surtout je suivais les matches de l’équipe nationale. C’était le coach Oumar Tchomogo qui m’inspirait et je me suis donné l’objectif de jouer aussi. Mes parents aussi m’ont soutenu dans ce sens. Après, je suis venu passer un test à Bénin Foot Académie et ça a marché. C’est là j’ai commencé par avoir plus le goût du foot

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Retracez-nous un peu votre parcours…

Après le centre Bénin Foot Académie,  J’ai connu trois clubs. J’ai joué au sein de Asso de Natitingou en Troisième Division. Après, je suis venu à Cotonou où j’ai rejoins Soleil Fc. On a été relégué en Deuxième Division malheureusement. Mais grâce à Dieu, j’ai trouvé un club à Tahiti, en Première Division où je suis sociétaire de As Tiare.

De Soleil Fc,  vous avez atterri à As Tiare. Comment a été fait le transfert ?

En effet, j’ai eu l’offre par l’intermédiaire de mes dirigeants et ça m’a plu  d’aller découvrir d’autres réalités. Il faut avouer que j’ai bien intégré le club grâce aux coéquipiers qui ont été très accueillants. Ils m’ont beaucoup aidé. Je me suis vite adapté au football Tahitien vu que je venais d’un championnat régulier au Bénin où j’étais en jambe. Donc, ça a été plus ou moins facile pour moi.

Quel est votre plan de carrière en acceptant aller jouer en Polynésie ?

Je m’attendais à ce genre de question (rire). J’ai un plan de carrière bien précis. Venir ici en Polynésie est un choix personnel. J’ai eu des offres dans des pays africains mais j’ai préféré venir en Tahiti pour des raisons personnelles. Et laissez-moi vous dire que malgré que ça soit un championnat amateur, tout est bien structuré avec des avantages que beaucoup de pays africains n’ont pas.

Vu que votre idole est Christiano Ronaldo et que votre rêve est de jouer au Réal Madrid, pensez-vous que Tahiti serait le pays indiqué qui pourra vous permettre de vous faire valoir?

Je ne suis pas venu en Tahiti pour y rester éternellement. Je veux transiter par ici pour aller ailleurs si je peux le dire ainsi. Je ne peux quand même pas quitter le Bénin pour aller signer au Réal (rire).

Que peut-on retenir de vous depuis que vous êtes à Tiare ?

Il faut dire que j’ai joué neuf matches pour six buts et trois passes décisives.

Comment trouvez-vous le niveau de la Vitalor Ligue par rapport à celui du championnat tahitien ?

Je dirai que la Vitalor Ligue, côté intensité est un peu plus élevée. Mais côté technique, le championnat tahitien prend le dessus. Sinon, nous avons un bon championnat au Bénin aussi. Si c’est régulier, c’est très bien parce que ça ne sert à rien qu’il y ait de l’intensité juste pour trois ou quatre mois. Mais je pense que depuis l’année passée les choses sont rentrées dans l’ordre.

Quels sont vos meilleurs et mauvais souvenirs depuis le début de votre carrière ?

Mon plus beau souvenir est mon but en quart de finale de Coupe de Tahiti qui donne la qualification à mon club face à la meilleure équipe de Tahiti. Mon mauvais souvenir est l’élimination de justesse face au Ghana pour les éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations U20.

Justement, parlant de la sélection nationale. Quels étaient vos sentiments suite à votre première sélection en équipe nationale ?

Vraiment, c’était un sentiment de joie. C’est un rêve pour tout jeune de porter le maillot de son pays pour défendre les couleurs sur le rectangle vert. Vu que c’était un rêve de gosse. Et ça devient une réalité. J’étais très content.

Quel Ecureuil vous inspire le plus ?

Je dirai le capitaine Stéphane Sessegnon. C’est un exemple pour tout jeune, qui a envie de faire comme lui, de jouer à un meilleur niveau. Après, il y a aussi d’autres très bons comme Adénon, Poté, Verdon…

Vous avez côtoyé durant votre jeune carrière plusieurs coaches. Lequel vous paraît le meilleur ?

J’ai côtoyé beaucoup de coaches qui m’ont tous impressionné. Mais je me pencherai pour mon ex Coach Bidé Jonas avec qui j’ai beaucoup appris sur et en dehors du terrain.

Votre mot de la fin pour clore cet entretien…

Je tiens à remercier toute la Fédération béninoise de football (Fbf) et le ministère des Sports  pour tout ce qu’ils font depuis un certain moment pour notre football sans oublier le président de la République Patrice Talon. Je remercie aussi les amis, les fans pour tous les messages de soutien et d’encouragement. Je n’oublie pas mes coéquipiers de Soleil Fc que je salue au passage. D’ailleurs, nous sommes toujours en contact. Je les invite à ne pas baisser les bras car chaque chose en son temps et chacun aura sa chance. Pour finir, je voudrais remercier le forum «Les Supras Béninois» pour l’initiative. C’était un plaisir. Nana (à plus comme on le dit en Tahitien).

 

A.F.S.

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