Dépistage massif de la population pour Covid-19 Plus question d’y penser ?

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Les chiffres relatifs à la pandémie du coronavirus (Covid-19) ont augmenté, de façon exponentielle, ces derniers avec le dépistage massif des groupes-cibles dont les enseignants, agents de santé, militaires, policiers. Le souci est que la plupart des cas dépistés récemment sont des porteurs sains, c’est-à-dire des cas asymptomatiques. D’où l’urgence de dépister les populations afin de briser la chaine de contamination ou de propagation du virus. Mais au regard des derniers détails, le gouvernement béninois n’y pense visiblement pas…

Faut-il toujours espérer un dépistage massif de la population dans les jours à venir ? Bien malin qui pourra répondre. Cependant, rien ne semble présager de l’effectivité du dépistage et au regard des dernières informations, inutile d’y penser. En effet, avec l’installation des laboratoires de dépistage dans plusieurs départements et l’acquisition d’importants matériels de diagnostic, on s’attendait à un dépistage massif de la population. D’ailleurs, pour beaucoup, le dépistage en masse dans le rang des agents de santé, enseignants, militaires, policiers devrait finir par s’étendre à toute la population. Les récents cas étant des porteurs sains, cela fait des Béninois, tous des cas suspects. Mais le dépistage massif de la population est loin d’être une réalité. D’abord, depuis ce mardi, 12 mai 2020, les tests de dépistage sont désormais payants pour tout voyageur à destination de Cotonou. Et déjà, le coût fait jaser. De même, dans un récent entretien, le ministre de la santé a fait savoir qu’il faudra désormais vivre avec la Covid-19. « Qu’on le veuille ou pas c’est la triste réalité qui s’impose à nous aujourd’hui…Alors, allons-nous arrêter de vivre parce que la Covid-19 est là ?…il ne faudrait pas du tout que nous puissions nous effrayer par rapport aux chiffres que nous avons là et arrêter de vivre. Les chiffres étaient là et pourtant nous avions continué par vivre. Les chiffres étaient masqués par l’absence de dépistage » a déclaré Benjamin Hounkpatin, ministre de la santé. Plus important, l’autorité ministérielle a fait savoir que le gouvernement a privilégié les enseignants quant aux tests afin de faciliter la reprise des classes.  « Il est vrai que beaucoup de personnes le désirent mais le Gouvernement a privilégié les enseignants qui sont demandeurs et nous avons voulu leur offrir ce dépistage avant la reprise des classes. Cela va les conforter avant qu’ils n’aillent en classe et cela va permettre de rassurer également tant soit peu les parents qui envoient les enfants à l’école » a-t-il déclaré. Doit-on alors croire qu’en dehors des groupes ciblés, point de dépistage dans le rang des populations ? De toute façon, le gouvernement n’a pas hésité à préciser que les tests ont un coût. « Quand je prends le paquet du dépistage avec les tests de diagnostic rapide et la PCR, ce n’est pas moins de 50 à 60.000 FCFA qu’il faut investir sur un dépistage », fait savoir le ministre. Cela voudra-t-il dire que sous peu, les tests ne seront plus gratuits ? Dans ce cas, combien de Béninois disposent de moyens pour se faire dépister à un tel coût ? Mais ce qui pourrait laisser croire que le dépistage massif de la population n’est pas une priorité reste la réaction du ministre de la santé sur ce que risque un citoyen qui s’oppose au test. « Vous ne risquez absolument rien », mentionne l’autorité ministérielle. Pourtant, il y a urgence de détecter tous les cas au sein des communautés afin de limiter les dégâts.

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A.B

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