Surenchère des produits de premières nécessités: La réaction du gouvernement : un mauvais timing ?

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(Pourquoi un simple communiqué n’y changera rien)

Les populations subissent depuis le début de la pandémie du coronavirus, la hausse du prix des produits de première nécessité notamment le riz, le gari, la tomate, le maïs, l’huile, le sucre, le savon, le mil, le haricot etc. Une situation que n’approuve pas le gouvernement béninois qui entend prendre des sanctions à l’endroit des commerçants. Seulement que la réaction du gouvernement intervient à un moment où tout devrait revenir à la normale…

Depuis l’installation du cordon sanitaire autour d’une dizaine de communes jugées à risque, les populations n’ont cessé de se plaindre de la cherté de la vie. Des plaintes qui se sont heurtées à une indifférence des autorités compétentes jusqu’à ce mardi 5 mai 2020. En effet, par note n°087/Mic/Sgm/ Dgc/ Sa du 05 mai 2020, le ministre de l’industrie et du commerce a menacé de sanctionner avec la dernière rigueur, tout commerçant qui se donnerait à une telle pratique déloyale. Selon le communiqué, bien que l’établissement du cordon sanitaire limite le déplacement des individus, rien n’a bloqué la circulation des vivres et des marchandises. Inadmissible donc, selon le gouvernement, que cela serve de prétexte aux commerçants pour créer de la surenchère sur les produits de premières nécessités. « Le gouvernement ne saurait tolérer une telle spéculation qui fragilise le panier de la ménagère » menace le ministre de l’industrie et du commerce. Seulement que la réaction intervient à quelques jours seulement de la levée du cordon sanitaire. Ce qui suppose que le prétexte justifiant la hausse des prix ne pourra plus servir. Donc, les prix des produits concernés devraient être revus à la baisse. Ainsi, il importe de se demander l’intérêt ou l’importance de la réaction du gouvernement à un tel moment. Pourquoi avoir attendu tout ce temps sans réagir ? Une réaction tardive et sans impact, selon certains observateurs. Le moment semble simplement mal choisi. Par ailleurs, il serait souhaitable que le gouvernement fixe ou reprécise les prix desdits produits pour éviter la surenchère. Si non qu’un simple communiqué n’y changera rien. De plus, comment le gouvernement compte-t-il contrôler la réalité du marché en lien avec certaines denrées comme la tomate, le piment? Étant donné que des populations n’achètent pas de panier de tomate pour leur consommation, il sera difficile de vouloir réglementer ou d’instituer un prix standard. De toute façon, les populations subissent toujours et attendent les mesures sociales du gouvernement pour les soulager en pleine crise sanitaire.

A.B

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