Couverture médiatique en période électorale: Le ministère de la communication outille les journalistes

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Dans le cadre des élections communales du 17 mai 2020, le ministère de la Communication et de la Poste a organisé à l’intention des professionnels des médias, une formation sur le thème: « La couverture médiatique en période électorale ».  Les travaux se sont déroulés mardi 05 mai 2020, au Centre d’information et de documentation juridique (Cdij) de la cour d’Appel de Cotonou.

L’initiative vise à outiller les professionnels des médias, en vue d’une couverture responsable des élections. Dans son mot de bienvenue, le Directeur général des médias et  de la communication, Lévy Ayéyèmi, a exprimé sa reconnaissance au ministre de la communication et de la poste pour l’initiative, mais également pour sa disponibilité à accompagner la presse béninoise vers des lendemains meilleurs. Pour le ministre de la communication et de la poste, la tenue de la rencontre témoigne de l’importance que le gouvernement accorde à la presse et à la formation. Alain Orounla a justifié  sa présence par l’attention et l’affection dont il entoure les professionnels des médias. Il se veut cependant exigeant sur la nécessité de qualité, de formation et de renforcement de Capacité. Le ministre a saisi l’opportunité pour rappeler les professionnels des médias à leur responsabilité : «  Si nous voulons retrouver nos lettres de noblesse, parce que le journalisme est un métier noble, si nous voulons renouer avec les meilleurs classements, nous devons nous-mêmes nous montrer à la hauteur des tâches qui sont attendues de nous ». Cette prise de responsabilité passe selon le ministre, par la révision des fondamentaux qui fondent le métier. « Il y a les exigences de la profession qu’il faut concilier avec les droits de ceux qui sont, soit agressés par l’information, soit les bénéficiaires de l’information », a dit le ministre. Pour Alain Orounla, le souci du ministère, est d’œuvrer à hisser la presse au hit parade des institutions de la République. « Si les acteurs politiques s’égarent, si les institutions errent, la presse doit prendre sa place d’arbitre pour remettre les pendules à l’heure », a-t-il rappelé. Abordant la question du classement défavorable du Bénin en matière de liberté de la presse, le ministre a laissé entendre qu’il n’est pas forcément le fait des pouvoirs publics, ni des vrais journalistes, mais du fait d’activistes. Selon la présentation du communicateur, Eric Sounouvi, en période électorale, le journaliste doit être détenteur de la connaissance, en matière de cadre juridique, en terme d’encrage institutionnel, des structures engagées, de statistiques électorales, des partis politiques en jeu et des hommes politiques, de la sociologie de chaque milieu en matière électorale et doit jouir d’un background important pour opérer des discernements en vue des productions de qualité en fonction de la ligne éditoriale de son organe.

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Thomas AZANMASSO

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