Coronavirus/Port obligatoire du masque et réduction des passagers à bord des embarcations: Sô-Ava au pas

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Au Bénin, l’obligation faite du port du masque au sein du cordon sanitaire  quel que soit le secteur d’activité et de la réduction  du nombre de passagers à bord des taxis et embarcations est diversement honorée. Du mépris de la réforme à son respect, la cité lacustre de Sô-Ava a fait son choix. On constate…

 

Il n’est pas de même à l’embarcadère de Sô-Ava comme dans la plupart des marchés d’Abomey-Calavi et de Cotonou. Ici, on veut bien se prémunir du Coronavirus. En effet, dans l’après-midi de ce dimanche 12 Avril 2020. Sô-Ava, ville du Sud-Est du Bénin. Nous sommes dans le département de l’Atlantique. Ce lieu connu généralement par sa fréquentation n’en donnait pas l’air ce jour. Les pirogues posées sur la berge, les responsables non loin étaient aux aguets. Les clients se faisaient désirer. En attendant, les moutons peuvent aller et venir ; occuper l’espace à l’affût de la moindre peau de banane qui va échoir parterre. << Tata venez faire un tour. Je vous y amène >>, lâche un homme, la quarantaine, les fesses posées sur un tronc d’arbre. Le masque au menton.

 La cité lacustre de Sô-Ava et le port de masque

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A l’exception de quelques femmes vendeuses de bananes et autres denrées, la plupart des occupants de la berge lagunaire avaient leur masque au visage. Ce dimanche-là, c’est-à-dire 4 jours après l’entrée en vigueur de la réforme, leur habillement traditionnel a subi un relooking marqué par le port du masque sur le visage. Bouche et menton délicatement enfouis. Bleu, blanc, vert, noir, kaki, etc, les masques, chacun y est allé de son goût. Aussi, les quelques visiteurs rencontrés n’ont pas enfreint la réforme. Constat identique également sur l’eau.

 Les masques sur l’eau, les passagers réduits

A pirogue motorisée ou pas, les passagers, hommes ou femmes et conducteurs, avaient le masque de protection faciale. De plus, la volonté de respecter la distanciation d’un mètre et de réduire le nombre de personnes à bord était plus ou moins affichée. Il était aisé de constater le respect des trois passagers à bord tel que recommandé par le gouvernement, qui exige une limitation du nombre de passagers à bord des taxis et embarcations (pirogues et autres) à trois (03) au maximum, et selon la taille de l’embarcation, réduit même ce nombre afin d’éviter le plus possible que les gens soient confinés. Pendant plus d’une heure donc d’observation, même si le nombre de pirogue ayant traversé l’eau n’est en rien comparable à l’antan, les quelques-unes en activité laissaient transparaître une maturité certaine de la conscience.

Cyrience KOUGNANDE

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