Situation des enseignants Ace 2008: Ce que révèle le diagnostic, selon Salimane Karimou

2 272

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Les enseignants contractuels reversés en 2008 ont connu fortune diverses avec les réformes engagées par le régime de la Rupture. Si certains se sont vus licenciés pour non-participation aux évaluations diagnostiques, d’autres sont maintenus mais devront se faire former davantage pour continuer de servir dans le secteur éducatif. Faisant le bilan des 4 ans de gestion du Président Patrice Talon, le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou a évoqué les résultats du diagnostic.

- Advertisement -

« Nous avons à la limite, donné les grandes tendances sans donner les résultats. Quand on a annoncé les résultats par les structures compétentes en la matière, à la maternelle, nous avons eu un taux de réussite de 28% pratiquement ; c’est-à-dire que sur 100, il n’y avait que 28 qui ont pu atteindre le seuil de réussite, c’est-à-dire une note supérieure ou égale à 10/20. Et le reste ? C’est un problème posé.  Alors quand vous venez au niveau du primaire, sur 100, il n’y a que 30 qu’on peut estimer valables. Donc, il y a encore 70 qui sont là et qui faisaient vraiment quelque chose qui ne convenait pas à ce qui devrait être fait. C’est le point aujourd’hui. Et le gouvernement a envisagé de mettre en place pour eux, une formation systématique pour pouvoir renforcer leurs capacités », a révélé le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. A l’en croire, il a été donc prévu en dehors des formations initiales qui se font dans des écoles de formation, la formation continue de tous les enseignants. Mais l’option sera ensuite remise en cause étant donné que tout le monde ne présente pas souvent les mêmes besoins, les mêmes difficultés. C’est pratiquement du gâchis que de traiter tout le monde de la même manière. Ainsi, il a été décidé d’évaluer ces enseignants, juste pour découvrir leurs besoins réels en formation. Mais l’évaluation ne sera pas approuvée par la plupart des acteurs du secteur éducatif même si la majorité finira pas s’y soumettre. “Une évaluation en situation de classe ne permet que de voir l’enseignant travailler. Et ça, ça se fait au quotidien pratiquement par les Conseillers Pédagogiques et par les Inspecteurs…C’est pour nous assurer de ce que les vrais résultats vont être donnés que le gouvernement a fait cette option d’épreuves écrites et en salle de classe. Ce qui n’est interdit par aucune loi, ce qui n’est interdit par aucun texte parce qu’il est prévu dans les textes, que ces enseignants puissent être évalués. Le texte n’a pas déterminé le moyen de cette évaluation de façon limitative ; c’est ce qui nous a confortés dans notre position comme quoi, il vaut mieux les faire asseoir, les suivre et puis les évaluer. Fort heureusement, on a dépassé ce niveau parce que, voyez-vous, le taux de participation après la polémique, les jérémiades et tout, vous avez découvert le taux de participation finalement, qui avoisinait pratiquement les 100%“, déclare le ministre.

A.B

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite