Production musicale: La chanteuse ‘’Amesuo’’ dans un nouveau titre ‘’Djigbé Zan’’

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”Djigbé Zan” pour dire ”anniversaire” en langue  Fongbé. Selon la jeune étoile de la musique Béninoise,  ‘’Amesuo’’, l’histoire de ce titre a commencé en 2015. « En 2016, j’ai commencé par travailler sur un deuxième morceau solo ”DJIGBÉ ZAN”, dont j’ai eu le refrain dans mon sommeil. Je l’ai sauvegardé aussitôt cette nuit-là. J’ai commencé à y travailler pour entrer en studio. Mais, je ne l’ai plus fini pour certaines raisons » souligne l’artiste pour rappeler de mémoire comment le projet de ce morceau a été lancé. Il s’agit d’un morceau qui est concocté pour les jours de naissance, pas comme à l’accoutumée. Cette fois-ci, au lieu que le ‘’Joyeux anniversaire’’ soit chanté uniquement dans des langues étrangères, il faut également trouver la formule de le chanter de manière dansante dans une langue locale, le fongbé. Ainsi ‘’Amesuo’’, sur des notes du ‘’Soyoyo moulé  dans le Jazz’’  a proposé sa mélodie que tout le monde peu fredonner.

 

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Un flash-back sur le début de la carrière… 

« Je me voyais bizarrement. C’est-à-dire qu’il y a des années en arrière, j’ai commencé par chanter dans mes rêves. Mais, vu que ni le téléphone portable, ni les enregistreurs n’étaient pas à la portée de tous encore moins de nous adolescents, je n’avais aucune idée du fait qu’on pouvait stocker là-dessus ni comment le faire. Donc, je perdais mes mélodies et même les contenus (textes) au petit matin. Je me voyais bizarre de vivre cette expérience et ne pouvais en parler à personne. Des jours passaient, des années passaient. Le même scénario. Mais cette fois, beaucoup avaient accès aux portables, précisément ceux dotés d’enregistreur. J’en avais donc aussi un. En 2010, après mon BAC, mes rêves étaient devenus intenses. J’ai donc commencé par prendre mes précautions en enregistrant sur mon portable dès que je me réveille en pleine nuit, pour éviter d’oublier au lever du jour. Malheureusement, près d’un an après, j’ai perdu mon portable et donc toutes les portions de chansons enregistrées. Frustrée et très furieuse, j’ai décidé de ne plus faire attention à ces rêves. D’où l’abandon de mon désir de devenir artiste. J’ai continué dans plusieurs chorales (Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de la cathédrale Notre dame de miséricorde de Cotonou, Sainte Monique de l’église Sacré-Cœur de Akpakpa…), ainsi que dans des orchestres comme ”Mille sourires” et dernièrement un Ensemble Vocal spécialisé en chants, ”EVAS” entendez Ensemble Vocal les airs sacrés du Bénin. Dans la foulée, j’ai gagné quelques prix lors des concours d’interprétation et l’envie de faire quelque chose de plus fructueux de ma voix, m’est revenue. J’ai donc commencé par faire des scènes rémunérées jusqu’à sortir mon premier single ”Halte” (qui traite de la maltraitance des enfants démunis et orphelins). Je l’ai donc fait jouer sur plusieurs radios béninoises et sur scènes. J’ai aussi fait quelques featurings. En 2018, j’ai décidé de faire le lancement officiel  de ma carrière musicale avec deux autres de mes morceaux ”Sado”(en goun+fon = persévère) et ”Temporiser”. Et ce n’est qu’en 2020, pour dire qu’il y a seulement quelques semaines, que l’idée m’est venue de retravailler cette chanson ”DJIGBÉ ZAN” pour exprimer une sorte d’action de grâce personnelle et collective  à Dieu tout puissant, tout en faisant danser tout le monde à travers la musique. J’ai donc décidé de faire le lancement le jour de mon anniversaire qui s’y prête bien, et qui est prévu pour le 15 avril 2020, dans quelques jours. La communication digitale et médiatique a donc déjà commencé depuis un mois et demi. Enfin, ”DJIGBÉ ZAN” (anniversaire) à des particularités dans sa composition : les langues Fon et Mina sont mises en valeur, mais aussi notre manière béninoise et amusante de chanter ”la chanson d’anniversaire en une fausse langue chinoise”, je veux parler du ”Hihon, hi hon, hi hon…” Rire. Cette partie insérée dans ma chanson a une deuxième signification qui veut dire ”Lumière” (en langue Fon ”hihon”).  Ensuite, j’ai aussi inséré une portion d’une ancienne chanson de langue mina qui parle de ”alin min sanflé” (la clé de la hanche/ceinture/taille). Ce qui signifie de bien danser et de bien se déhancher sur une chanson donnée. Pour finir, je profite donc pour souhaiter Happy birthday, tout le meilleur et plus de bénédictions à tout le monde entier et à toutes les personnes qui fêtent et fêteront leur anniversaire tout au long des 365 jours de chaque année. Car, avoir le souffle de vie et voir un nouveau jour surtout celui d’une nouvelle bougie de sa vie, est une immense grâce incomparable ».

TG

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