Projet des classes sportives du Pag: «Il reste encore beaucoup de choses à faire », dixit Oswald Homeky

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L’un des chantiers phares du domaine sport inscrit dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) est le projet des classes sportives. Un projet qui tarde à prendre véritablement corps à cause de quelques difficultés. Reçu sur l’émission sportive «Week-end à tout vent» de Radio Tokpa, samedi 4 avril dernier, le Ministre des sports Oswald Homeky a donné plus d’éclaircissement tout en annonçant qu’un nouveau modèle sera expérimenté pour l’atteinte des objectifs.

 

«Les classes sportives, ce projet a été imaginé par le gouvernement béninois pour faire en sorte que dans nos lycées et collèges, dans l’ensemble des 77 communes du Bénin, qu’on puisse en même temps permettre aux enfants qui sont à l’école de pratiquer la discipline de leur choix, déjà pour leur épanouissement, leur bien-être mais aussi avoir la possibilité de détecter les talents qui ensuite feront objet d’un suivi particulier et pourront demain devenir des sportifs dans les différentes disciplines. Et pour un début, nous avons choisi le football, le handball, l’athlétisme, le basket-ball et les arts martiaux. Ce programme nous a amenés à recruter des encadreurs qui ont été déployés sur toute l’étendue du territoire national et qui ont commencé à faire le travail. Au bout de plusieurs mois d’expérimentation, nous avons tiré leçon de ce qui a fonctionné  et ce qui n’a pas fonctionné. Mais il faut avoir l’humilité de reconnaître que, même si on peut être content que le Bénin a mis en place un programme, que les enfants aujourd’hui peuvent s’inscrire dans la discipline de leur choix et pratiquer cette discipline, eu égard des objectifs que nous nous sommes fixés, il reste encore beaucoup de choses à faire. C’est pour cette raison que nous avons procédé à une analyse critique de ce projet et que nous avons tiré de cette analyse un besoin de restructuration. Une restructuration qui va dans le sens d’un   renforcement et dans le sens d’une identification.

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Par discipline, il y a une classe par zone géographique, et donc par commune. Or, quand vous prenez l’intérêt et l’engagement des enfants, quand vous prenez les difficultés liées aux infrastructures, l’intérêt de basketball dans la commune de Bèmbèrèkè, on peut se trouver dans un arrondissement, et un enfant qui a envie de jouer au basket, peut-être qu’il est très bon, mais habite malheureusement très loin de ce terrain de basket. Et il doit à chaque fois se déplacer. Le principe est le même. Les cours se déroulent dans l’espace géographique sur l’infrastructure la plus  correcte. Et là où il n’y a pas d’infrastructure, parfois, les gens sont obligés de se débrouiller. Le constat est que beaucoup d’enfants sont obligés de se déplacer et parfois loin du lieu où se déroule la classe. Voilà un des constats. Le deuxième constat, c’est la prise en charge sanitaire des enfants. Quand il y a des petits bobos, de petites blessures… Troisième constat, c’est l’absentéisme qu’on a observé de la part de certains encadreurs qui n’étaient pas toujours présents au poste, qui n’étaient pas toujours assidus, et cela pour plusieurs raisons. Certaines raisons dépendent parfois de procédures administratives. Et donc, nous avons mis en place aujourd’hui un dispositif  différent de contrôle ou le Ministère de l’enseignement secondaire suit conjointement la présence des encadreurs dans les différents collèges où aujourd’hui nous travaillons à faire en sorte que ce programme soit à la hauteur de l’ambition que nous avions dès le départ. Ce programme fera l’objet d’une restructuration. Le groupe de travail est déjà mis en place, et a déjà commencé à travailler depuis deux semaines. Et dans quelques semaines, nous allons valider au niveau du gouvernement, le nouveau modèle. Ce nouveau modèle sera expérimenté. Ce que je peux vous annoncer est que le chef de l’Etat a été clair. Il souhaite que ce programme soit le plus performant possible parce que, nous croyons que le talent se trouve à la base, le talent se trouve dans les écoles.»

Transcription : Abdul Fataï SANNI

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