Entretien avec le gardien de but des Buffles du Borgou: «J’ai été patient et aujourd’hui je suis là…», dixit Chérif Dîne Kakpo

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International béninois, Chérif Dîne Kakpo est l’actuel gardien de but du triple champion du Bénin, les Buffles du Borgou. Dans un entretien qu’il nous a accordé en collaboration avec le forum « Les Supras Béninois», le natif de Parakou dont ses racines viennent de la commune de Savè nous plonge dans sa vie footballistique. Lisez-plutôt…

 

Déclinez votre parcours et palmarès aux lecteurs…

Il faut dire qu’en 2006, j’ai intégré le Centre de formation des Collines à Savè. En 2010, j’ai joué dans l’équipe de Delta de Glazoue (championnat amateur) puis en 2012, la Jeunesse sportive d’Agonli (JSA). Après, j’ai intégré les Buffles du Borgou avec qui j’ai été champion du Bénin deux fois de suite  (2016-2017)  et (2018 -2019). Une saison 2019 conclue par le titre de meilleur gardien du championnat national de football Ligue 1 et la participation en 2018 puis 2020 à la Ligue des champions. Au niveau des sélections nationales, il faut noter qu’en 2019, j’ai été convoqué en équipe nationale A pour le dernier et décisif match Bénin # Togo des éliminatoires de la CAN 2019 par Michel Dussuyer. J’ai également pris part aux éliminatoires du CHAN Cameroun 2020, au tournoi Ufoa au Sénégal avec les Ecureuils locaux sans oublier la participation à la plus grande messe du football sur le continent où le Bénin a terminé en quart de finale de la Can Egypte 2019. A cela s’ajoute le titre de la Super Coupe du Bénin avec les Buffles en 2019. Toujours avec la sélection nationale, j’ai été appelé par le coach Michel Dussuyer pour la participation aux journées  Fifa (Bénin # Côte d’Ivoire)  et (Algérie # Bénin) et pour les matches Nigéria # Bénin et Bénin # Sierra-Léone comptant pour les 1ère et 2e journées des éliminatoires de la CAN Cameroun 2021.

Vos prestations avec la JSA ont attiré l’attention des dirigeants des Buffles du Borgou. Qu’est-ce qui vous a motivé à signer chez eux ?

Je me disais que c’est un premier rêve réalisé. Jouer avec Buffles, ce n’était pas gagné d’avance et tout footballeur  parakois  rêve un jour de porter ce maillot. En plus, c’est un grand club du Bénin. Du coup, je n’ai pas hésité un seul instant avant de signer à la maison. C’était donc une fierté pour moi de m’engager avec ce club.

Vous avez appris pendant deux bonnes saisons aux côtés de votre aîné Soffo Souradjou. Qu’est-ce que ça fait de rester dans l’ombre d’un grand gardien bien connu ?

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(Sourire). C’était une grande chance pour moi de l’avoir. Je lui dis d’abord un grand merci. J’ai beaucoup appris de lui car c’est un doyen que j’adorais. C’est un gardien emblématique des Buffles du Borgou. J’ai été heureux d’être resté dans son ombrage. J’ai beaucoup appris en tant que titulaire à la JSA. J’ai appris en tant que deuxième couteau derrière un grand. Mais je  savais que le jour où j’aurai ma chance, je ne vais pas la rater. C’est le parcours d’un sportif.

Qu’est-ce que ça fait en tant que compétiteur de rester durant ce temps au banc de touche ?

Le banc de touche fait partie de la carrière d’un footballeur. C’est le moment de résister. C’est le moment de se remettre en cause, d’attiser la rage de vaincre autour de soi, de gagner en maturité, d’apprendre de ses erreurs, et de beaucoup apprendre des autres. Chacun a sa chance. Des fois, il faut que quelqu’un reste au banc et un autre débute. On ne peut pas avoir deux gardiens de buts dans une même cage (rires). Ce ne sera plus du football même si parfois, c’est difficile à l’accepter. Mais c’est l’entraîneur qui fait des choix, et nous joueurs respectons. Moi, j’ai été patient et aujourd’hui je suis là où je suis.

Qu’est-ce qui peut expliquer cette saison monstrueuse que vous avez réalisée l’an dernier (34 matchs pour 20 Clean Sheat)?

C’est le fruit du travail individuel et collectif. J’ai beaucoup bossé, et loin de l’infirmerie, ça ne peut que donner un tel résultat.  C’est une performance à mettre à l’actif de tout le groupe car on avait mis la barre haute.

Quel sentiment vous a animé à l’annonce de votre titre de meilleur gardien la saison écoulée ?

C’est un sentiment de joie et de fierté. Mais nous sommes 11 joueurs sur le terrain. C’est un trophée que j’ai dédié à tous mes coéquipiers et mes coaches et au staff médical puis à ma mère. Tout ceci grâce aux dirigeants du club avec à sa tête le président Laurent.

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