Acharnement et violation des droits d’un opposant: Le cas Koutché devant un comité international

1 028

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Vendredi 7 février 2020, un consortium d’organisations européennes et américaines de défense des droits de l’homme a conduit à Bruxelles (Belgique) une séance d’audition sur les violations de droit de l‘homme dont est victime l’ancien ministre d’Etat et opposant au régime de la Rupture Komi Koutché. Dans ce cadre, les conseils de Komi Koutché ont effectué le déplacement pour exposer devant le comité international, les exactions à l’encontre de leur client.

Les avocats de Komi Koutché ont été écoutés dans le dossier de supposé détournement de fonds au Fnm pour lequel la justice béninoise essaie, sans succès, de faire rapatrier l’ex-ministre d’Etat.  Avec à l’appui des documents de désapprobation d’Interpol, que Matin Libre publie ici en exclusivité, les conseils de Komi Koutché ont narré les faits de violations des droits de leur client depuis l’affaire qu’ils ont appelé « fabrication de dossier d’audit monté de toutes pièces », en passant par son arrestation le 14 décembre 2018 à Madrid en Espagne avant qu’un mandat d’arrêt invalide certifié le jour même de son arrestation, ne soit envoyé. Plus tard, ledit mandat sera suivi d’un autre émis par la Criet le 27 décembre 2018, en régularisation du premier, avec motif que Komi Koutché ne s’est pas présenté à la convocation du 18 décembre 2018. A moins qu’il ne dispose d’un don d’ubiquité, comment celui qui était déjà arrêté en Espagne depuis le 14 décembre 2018 pourrait répondre à une convocation de la Criet le 18 décembre 2018 ?

Désapprobation d’Interpol

Devant la commission venue les écouter, les avocats de Komi Koutché ont dénoncé les manœuvres d’intimidation à l’encontre de Komi Koutché, la filature dont il fait objet, des tentatives d’enlèvements auxquelles il échappe à chacune de ses sorties, la mise à contribution des polices de certains pays africains et autres traquenards mis en place pour obtenir de force ce qui n’a pas été obtenu par le droit. C’était aussi pour les avocats l’occasion de remercier la justice espagnole pour son impartialité, de même certaines autorités des pays d’Afrique qui ont refusé de s’associer à la manœuvre. Comme Interpol, ces autorités ont la conviction que c’est un dossier politique. Les avocats ont mis à la disposition du comité des documents exclusifs, des échanges de correspondance avec Interpol, de même que certaines unités policières. Ce sont des documents inconnus du public à ce jour, et qui attestent du caractère sulfureux du dossier. Au nom de leurs autres pairs, les avocats ont informé le comité qu’ils attendent les prochains développements dans le dossier pour aviser. Très satisfait de cette collaboration, le comité a exhorté le groupe d’avocats de ne pas hésiter à le saisir quand il y a un élément nouveau.

- Advertisement -

Les nombreuses procédures judicaires enclenchées par la Criet, une juridiction d’exception, à l’encontre des opposants au régime en place au Bénin, procédures qui ont contraint à l’exil nombre d’opposants, ont fini par alerter des organisations internationales de défense de droit de l’homme. Ceci d’autant plus que le Bénin, pendant plus de trois décennies, est connu pour son respect de la démocratie, une justice plus ou moins équitable pour tous et pour son respect des droits de l’homme, du droit à la contradiction. Seulement, depuis 2016, les voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer un acharnement contre les principaux opposants. C’est alors que des organisations de défense de droit de l’homme ont constitué un comité pour s’imprégner de la procédure enclenchée par la Criet contre l’ancien ministre de l’Economie et des finances de Boni Yayi.

M.M

Téléchargez ( Reponse interpol france )

Téléchargez ( Reponse interpol Guinee )

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite