Traitement du coronavirus: ‘’La molécule pour guérir n’est pas la chloroquine elle-même’’

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(Attention à son usage abusif)

Pour venir à bout du coronavirus, cette pandémie qui décime une partie de l’humanité, chacun y va de sa recette. Les solutions fusent de toutes parts. Dans le lot, la chloroquine qui, aux dires de sachants, fait ses preuves dans le traitement du Covid-19. Mais pour le Dr. Malick Oluchegoun Falola, Enseignant-chercheur à la Faculté de droit des Ntic à l’Uac, Avocat au Barreau de la Seine-Saint-Denis, Cour d’appel de Paris, il faut introduire une nuance. « Il faut préciser que la molécule aujourd’hui vue comme prometteuse pour guérir le Covid-19 n’est pas la chloroquine elle-même, mais l’un de ses dérivés l’hydroxychloroquine », renseigne-t-il. Pour lui, « s’il est vrai que la législation concernant ce dérivé de la chloroquine a bien évolué à la mi-janvier 2020, on pourrait donc retenir que ce changement n’est motivé en aucun cas par l’épidémie de Covid-19… ». La volonté politique et législative de l’Etat béninois est de préserver la santé publique, estime-t-il. Et donc, en cette période où l’épidémie du Coronavirus devient le premier sujet de préoccupation à l’international, il est important que le gouvernement ne se laisse pas emballer par toutes ces recettes et solutions passe-partout pour laisser les populations aller à leurs propres désirs.

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Attention à l’usage abusif de la chloroquine, un autre péril sanitaire…

« L’automédication, pratique très répandue au Bénin et dans maints pays africains peut s’avérer ici très risquée pour les patients. Il revient donc au gouvernement béninois de prendre des mesures pour que la chloroquine et tous ses dérivés restent soumis à la prescription médicale », conseille le Dr. Malick Oluchegoun Falola. Selon sa relation, « Ceci aura l’avantage de nous épargner d’un autre péril sanitaire que le souci et l’impatience d’une guérison éventuelle du coronavirus peut créer ». En effet, explique-t-il, l’usage d’une manière non optimale de la chloroquine est potentiellement dangereux pour la santé. Elle ne peut plus être achetée sur simple vouloir du patient ou du citoyen lambda qui apprend simplement les exploits de ce médicament contre le covid-19. L’article 1er de l’arrêté français du 13 janvier 2020 portant classement sur les listes des substances vénéneuses, fait-il savoir, précise que l’hydroxychloroquine sous toutes ses formes, est classée sur la liste II des substances vénéneuses. La chloroquine était un médicament non soumis à prescription médicale, c’est-à-dire sans ordonnance, mais depuis la mi-janvier 2020 soit quelques jours du coronavirus sur le sol français, elle est devenue un médicament soumis à prescription médicale.

Cyrience KOUGNANDE

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