Coronavirus/ Non-respect des mesures du gouvernement: Les passagers toujours entassés dans les taxis

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(Les obsèques n’ont pas cessé à Porto-Novo)

 En vue de pallier toute propagation éventuelle du coronavirus sur son sol, le gouvernement béninois a pris onze mesures auxquelles, les populations devront se plier. Mais malheureusement, plusieurs de ces mesures ne sont pas honorées par une frange de cette population. Les passagers continuent d’être entassés sans précaution, dans les véhicules de transport en commun. Dans l’Ouémé, par endroits, des obsèques suivis de grandes manifestations n’ont pas cessé.

 

Mardi 17 mars dernier, un conseil extraordinaire des Ministres a accouché de onze mesures de prévention, contre le coronavirus. A cet effet, le gouvernement a exhorté et continue d’exhorter à travers plusieurs canaux de sensibilisation, les populations à s’y conformer. Craintifs et soucieux de la pertinence de ces mesures, plusieurs confessions religieuses avant même la nouvelle décision du Ministre de l’intérieur relative à la fermeture des églises et lieux de culte, avaient déjà décidé de mettre un arrêt, à leurs activités. À Cotonou, précisément à Zézounmè et Sainte Rita, ça a été la débandade hier, chez les fidèles d’une certaine confession religieuse. Dispersés par la police, ces fidèles au départ ne comprenaient pas grande chose de ce qui était à l’objet de cette intervention musclée des hommes en uniforme. Prenant la jambe au cou, chacun a pu se mettre en retrait, avant de se rendre compte de la motivation réelle de ces policiers.

Si déjà certaines parmi ces mesures  sont donc en train d’être respectées, d’autres sont loin de l’être. Notamment celles faisant référence à ‘’l’obligation pour les transports en commun de doter leurs employés ainsi que les passagers en maques ou bavettes appropriés, et de respecter les distances de sécurité sanitaire entre occupants’’, ou encore celle qui ‘’recommande aux personnes éplorées de limiter au strict minimum les obsèques de leurs défunts et de différer les manifestations’’. A ces deux niveaux, rien n’a changé dans le quotidien de certains béninois. Primo, en ce qui concerne les véhicules de transport en commun, sur toute l’étendue du territoire béninois, les passagers continuent de s’asseoir à quatre voire cinq, sur le même siège. Ceci, sans observer les un mètre de distance de sécurité, recommandée par l’Organisation mondiale de santé (Oms) et aussi le gouvernement. Pis, dans ces conditions où le risque de contamination est excessif, il est très rare de voir un parmi ces passagers, se protéger avec un cache-nez et un gant. Deuxio, l’Ouémé qui a toujours été à tort ou à raison considéré comme le vivier des obsèques extravagants, n’a jamais dérogé à cette règle, malgré la mise en vigueur de ces mesures. A Porto-Novo, le week-end a pour une fois de plus, été l’objet de plusieurs obsèques et manifestations à grande pompe, pourtant non essentielles. Même si la Police républicaine a réussi à disperser les organisateurs et invités d’une manifestation non loin de l’Hôtel de ville, cela n’a pas par exemple empêché certains organisateurs et invités à Gbodjè, à Sadognon et à plusieurs autres endroits de la ville, de festoyer sans crainte aucune et ce, à leur risque et péril. Face à ces obstinations, un autre défi s’impose aux autorités. Celui de faire respecter autrement ces mesures élémentaires et règles d’hygiène,  en cette période où ce virus tue déjà par millier chaque jour, dans certains pays.

 

Janvier GBEDO (Coll.)

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