Participation du Bénin aux championnats d’Afrique de gymnastique: «Les objectifs ont été au-delà même de l’espérance», dixit Léonide Isidore Gbaguidi

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Aux 15èmes championnats d’Afrique de gymnastique aérobic qui a eu lieu en Egypte, le Bénin a terminé à la deuxième place du podium chez les juniors et seniors avec un total de 18 médailles dont huit en argent et 10 en bronze. Dans une interview qu’il nous a accordée, Léonide Isidore Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de gymnastique (Fébégym) revient sur la prestation des gymnastes béninois. Lisez-plutôt !!! 

Le Bénin a pris part aux championnats d’Afrique de gymnastique avec à la clé, 18 médailles. Quel sentiment vous anime au terme de cette compétition ?

C’est un plaisir pour moi de répondre à vos questions relatives à la participation des Ecureuils gymnastes aux 15e Championnats de gymnastique Aérobic. Ce championnat a eu lieu à Sharm El Sheikh en Egypte. Nous venons donc de le clôturer. C’est un sentiment du devoir bien accompli. Je suis très heureux car une fois encore le Bénin vient de montrer qu’il est bien dans la cours des grands en gymnastique aérobic. Je suis content pour moi, pour le Bénin, pour la Fédération, la presse sportive, les athlètes et pour tous ceux qui ont contribué à ces résultats. J’étais parti avant la délégation béninoise parce que je devais aussi assumer mes charges de 2e vice-président de l’Union Africaine de Gymnastique.

Le coach Yaka Innocent avait évoqué trois objectifs dès le départ. Peut-on dire que les objectifs sont atteints ?

Je ne connais pas les trois objectifs dont vous parlez mais un coach a le droit et le devoir d’avoir des ambitions. Sinon, il cesse automatiquement d’être coach. Il faut rêver pour faire les grandes choses. Il a le droit de vouloir être le premier partout. Et, il a travaillé avec tous ses collègues à qui je tire un chapeau au passage. Honnêtement, les objectifs ont été au-delà même de l’espérance. Le Bénin était sur presque tous les podiums. Imaginez l’ambiance dans la salle. Dès qu’on dit Egypte, le public dit Bénin. Nous étions supportés par tout le monde. Et on nous appelait presque toujours sur le podium.

Le Bénin a perdu ses deux titres continentaux. Peut-on avoir une explication…

Il y a deux ans, nous avions amené quatre athlètes (deux filles et deux garçons). Cette fois-ci, nous y sommes allés avec huit athlètes (cinq filles et trois garçons). N’y a-t-il pas eu de progrès ? Bien sûr que oui. Tous nos athlètes ont été médaillés individuellement et collectivement. Le Bénin est classé 2e derrière l’Egypte qui est le pays organisateur et qui a mis, il faut le souligner, d’énormes moyens. Nous avons été plus médaillés que l’Afrique du Sud. Nous avons eu presque deux fois plus de médailles qu’en 2018 en quantité et en qualité. Il n’y a que trois places sur le podium. Et nous avons occupé la deuxième place. Je suis d’accord avec vous que nous n’avons pas de médailles en or. Vous savez, nous sommes dans une discipline individuelle. Malheureusement, les deux qui étaient champions d’Afrique en 2018 ont changé de catégorie. Donc, ont fait la compétition dans la catégorie des seniors où ils sont nouveaux. Nous avons aussi enregistré un blessé parmi les deux. Du coup, notre chance s’est réduite. Ils ont pourtant offert à notre pays le Bénin la 2e place. Le garçon senior de 2018 et qui avait échoué au pied du podium y est monté cette fois-ci, en individuel s’il vous plaît. Cela a été une bataille rude. Aussi, en raison de la fermeture de frontière dans certains aéroports, de nombreux juges sont rentrés dans leur pays respectif avant la tenue du championnat. Du coup, sur la douzaine de juges, l’Egypte en a eu 10. Il y avait une Sud-africaine et un Turque. Voilà dans quelles conditions nous avons fait la compétition.

Quel a été le niveau de ces championnats et quel gymnaste est la révélation côté du Bénin ?

Honnêtement, le niveau a considérablement augmenté. Les images vous en diront davantage. Concernant la révélation, au niveau des seniors, il y a Dieudonné Kitty. Chez les juniors, ils nous ont tous émerveillés. Techniquement, ils sont bons et très bons même. Mais, il faut un peu plus d’entraînement. Or, le calendrier scolaire au Bénin ne s’y prête pas. Il faut des salles permanentes pour la pratique de la gymnastique. Nous avons aussi besoin des stages à la fois pour les entraîneurs et les gymnastes dans les pays qui sont en avance sur nous. La détection doit aussi continuer car nous avons assez de talents.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

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