Communales 2020/dépôt de dossiers et calvaire des partis: L’Up et le Br goûtent à leur sauce préparée

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Même revues, les nouvelles lois électorales sont dans la pratique un calvaire pour les partis politiques. Les élections communales de mai prochain leur permettent de vivre l’expérience. Et ce n’est pas une partie de plaisir. De la constitution des dossiers jusqu’au dépôt à la Céna, c’est un parcours de combattant. Faudrait voir le travail abattu dans les états-majors pour se rendre à l’évidence que la tâche n’a pas du tout été aisée. Les partis ont commis des équipes qui ont travaillé de jour comme de nuit pour rassembler, vérifier la régularité des différentes pièces fournies candidat par candidat, afin d’être dans le délai imparti. Faire cet exercice pour 3630 dossiers, cela nécessite beaucoup d’investissement. Mais à la Cena, c’est une autre étape qui commence pour avoir d’abord le récépissé provisoire et ensuite celui définitif. On comprend que les responsables des partis explosent de joie rien qu’à l’étape du récépissé provisoire qui ne concerne que l’étude superficielle des dossiers. Ils peuvent pousser un petit ouf de soulagement, étant donné que, rien qu’à cette étape, nombreuses sont les irrégularités observées. Même les partis Union progressistes et Bloc républicain n’y ont pas échappé. C’est une kyrielle d’observations que la Cena a faite sur les listes Up et Br. Ce qui aurait même provoqué la colère du chef de l’Etat à l’encontre des dirigeants de ces partis. Pourtant, ayant été les seuls à prendre part aux législatives de 2019, les partis Up et Br sont crédités d’une certaine expérience de la chose. Même si en son temps, il a été trouvé des fautes ‘’mineures’’ dans leurs dossiers, Up et Br devraient tout au moins se dégager du lot en déposant des dossiers plus ou moins irréprochables. Ce qui est loin d’être le cas. Ils ont porté et œuvré pour l’adoption des nouvelles lois électorales. Aujourd’hui, on constate que ce n’est pas de gaité de cœur qu’ils goûtent à la sauce qu’ils ont préparé. Malgré eux, ils se rendent compte que le nouveau Code électoral est trop contraignant, à l’étape actuelle de système partisan béninois. Mais ils n’ont pas le choix, tout comme les autres partis, Up et Br doivent boire le calice jusqu’à la lie.

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Après 2019, la Céna à nouveau face à l’histoire

L’étude à fond des dossiers a commencé depuis dimanche à la Céna. On connaîtra probablement ce jour la liste des partis définitivement enregistrés. Pour Emmanuel Tiando et ses hommes, c’est une autre épreuve qui commence. Ils seront très attendus sur les critères qui auront milité pour l’acceptation des dossiers de tels partis, et pour le refus de tels autres. Lors des Législatives non inclusives de 2019, les fautes ‘’mineures’’ n’avaient pas empêché l’Up et le Br d’être acceptés comme seuls partis en lice. Aujourd’hui, on sait que déjà à l’étape du récépissé provisoire, il a été constaté beaucoup d’irrégularités dans les dossiers des partis siamois du chef de l’Etat. Après l’étude à fond, la Céna pourra-t-elle, au cas où ils ne parviendront pas à satisfaire à toutes les exigences de la loi, rejeter sans complaisance leurs dossiers, et sans subterfuges de fautes ‘’mineures’’ ?

B.H

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