Réformes de Talon dans l’éducation: Le prof. Ezin : « à la fin, on ne peut pas avoir des ilots de compétences »

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Professeur de Mathématique, ancien Recteur de l’Université nationale du Bénin, ancien Commissaire de la Cedeao et de l’Union africaine et ancien dirigeant du Parti national ensemble, Jean-Pierre Ezin était l’invité de l’émission Café politique de la télévision privée E-Telé, rediffusée vendredi 14 février 2020.  Au menu, plusieurs sujets dont les réformes du gouvernement de la Rupture dans le secteur de l’éducation. Sur ce point précis, l’invité de Distel Amoussou et Agapit Napoléon Maforikan n’a pas caché son regret de voir qu’à quinze mois à peine de la fin de son mandat, le président de la République Patrice Talon n’ait pas pu relever le défi ‘’ du désert de compétence’’ qu’il avait diagnostiqué pour le Bénin en 2016. Suivez la transcription d’un extrait de l’intervention du septuagénaire.

Prof. Ezin : « (…) quand il a posé ça, je me suis dit voilà quelqu’un en disant cela, c’est sûr qu’il ne va pas nous laisser un pays sans compétence (…). C’est son postulat. Le postulat suppose qu’à la fin de son mandat il ne laissera pas le pays comme un désert en matière de compétence et que nous aurons au moins des oasis, des ilots de compétence dedans. Et ce n’est pas à quinze mois de la fin de son mandat qu’on va mettre en place ces ilots-là. Je ne dis pas que tout ce qu’il a fait est mauvais. Mais le postulat n’a pas eu comme conséquence la révolution qu’on devrait attendre dans le secteur de l’éducation.  Je suis certain que lui-même doit avoir ce regret ».

E-Telé : Peut-être qu’il a fait une approche différente de la vôtre pour aboutir au même résultat à la fin.

Mais à la fin on ne peut pas avoir des ilots de compétences.

Est-ce que vous pensez que le chantier de l’éducation est un chantier facile ?

Non, le chantier de l’éducation n’est pas un chantier facile c’est pourquoi il ne faut pas jouer avec, il ne faut pas faire de la politique avec.

Et le Conseil national de l’éducation qui est installé aujourd’hui avec à sa tête le professeur Noel Gbaguidi ? Dites-nous, par rapport à ce que vous espériez et ce Conseil renové, désormais en place avec le mandat qui est le sien, est-ce que vous entrevoyez des lueurs ?

Vous me posez plusieurs questions à la fois. J’avais déjà eu l’occasion de décliner une offre de débat télévisé sur cette question parce que je connais très mal le dossier du Conseil national de l’éducation. Les textes fondateurs, je ne les connais pas comment ils sont nés, d’oû ils sont nés. Le premier Conseil avec le professeur Hountondji, oui je sais. C’est la suite des états généraux de 1990. C’est en ce moment qu’il y avait la loi d’orientation qui prévoyait ce Conseil national.

 

Jacques BOCO

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