Politique nationale: Malaise au sein de la famille présidentielle

1 974

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

La lune de miel qui régnait entre les partis formant la famille politique du Chef de l’État, semble laisser place à une lune de fiel et illustre bien le malaise qui règne au sein de la mouvance présidentielle. Des prises de bec et autres querelles intestines qui attestent d’une friction au sein de cette famille. En effet, à la faveur de la réforme du système partisan, et mus par la nécessité de soutenir les actions du régime de la rupture, plusieurs partis politiques se sont mis en ensemble pour former deux grandes formations politiques : le Bloc républicain et l’Union progressiste. Deux blocs issus de la fusion de plusieurs anciens partis politiques et dont les membres ont juré fidélité à Patrice Talon. Au-delà des deux partis, d’autres formations politiques ont affirmé leur soutien aux actions du Chef de l’État. Le Parti du renouveau démocratique (Prd), le Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), l’Union démocratique pour un Benin nouveau (Udbn), bien que n’ayant pas réussi à se faire représenter à l’Assemblée nationale, font de leur mieux pour soutenir Patrice Talon. Seulement dans la pratique, c’est à un jeu d’intérêt qu’on assiste. Plusieurs faits se sont produits et ont semblé remettre en cause cette volonté de vivre ensemble. Un malaise profond qui s’exprime d’ailleurs par les vagues de démission d’un bloc à l’autre ou d’autres partis de la mouvance présidentielle vers les deux blocs du Chef de l’État. On s’interroge sur les mobiles de ces démissions si ce n’est le signe patent d’une crise au sein de la majorité présidentielle. Si tant est qu’on veuille aider le Chef de l’État à assumer sa mandature pour se « faire porter en triomphe » en sa fin de bail à la Marina, on peut le faire aisément qu’on soit membre d’un tel ou tel Bloc. Rien ne justifie donc ces remue-ménages au sein d’une même famille politique. Il n’est pas rare par ailleurs de voir des personnalités politiques et pas des moindres subir des représailles, fussent-elles verbales de la part de leur pairs.

Deux exemples

Sèdami Mèdégan Fagla de l’Union progressiste n’oubliera pas  de sitôt, les rappels à l’ordre de Rachidi Gbadamassi du Bloc républicain, suite à une intervention de celle-ci, au parlement, jugée « maladroite » par le député de la 8e circonscription électorale. Lundi dernier, c’est Augustin Ahouanvoébla qui se fait remonter les bretelles par Jacques Ayadji, président du Moele-Bénin, pour avoir demandé au président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), lors d’une rencontre de cette institution avec les responsables de partis politiques,  des éclaircissements  sur certains aspects des lois électorales qu’il a pourtant participé à voter. Des faits qui montrent à suffisance la fragilité de la mouvance présidentielle. La tension risque encore de monter d’un cran surtout à la veille des élections communales avec les guerres de positionnement. Le Chef de l’État doit donc intervenir au plus tôt, pour ramener la cohésion dans sa famille.

 

Th. A.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite