Projet de formation en lutherie et exécution d’instruments à vent: Des artistes Béninois à l’école de Laurent Blondiau

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Plus d’une vingtaine d’artistes musiciens béninois reçoivent une formation sur les techniques de manipulation des instruments en cuivre et le métier de lutherie. Le formateur, responsable du projet, est Laurent Blondiau et l’association qui porte l’initiative est ‘’l’association Metx’’. Nous étions dans leur atelier à Agla (Cotonou) jeudi 06 février 2020 et Laurent explique ce qui s’y passe.  

 

Le trompettiste compositeur Belge Laurent Blondiau et son équipe ont effectué une descente sur Cotonou dans le cadre de l’exécution du projet relatif à la formation des artistes musiciens béninois à l’exécution des instruments à vent et aussi à la réparation de ces instruments. A cet effet, deux ateliers sont ouverts. L’un s’occupe à transmettre à une vingtaine d’artistes les rudiments nécessaires pour mieux jouer les différents instruments issus de la famille des cuivres à savoir la tuba, la trompette, le saxophone, la trombone pour ne citer que ceux-là. L’autre quant à lui s’occupe d’environ cinq à six artistes qui reçoivent les enseignements sur le métier de la lutherie, la réparation des instruments  en cuivre. « Ça fait une trentaine d’années que j’ai la chance de venir régulièrement en Afrique pour rencontrer des artistes incroyables. Et cela fait une dizaine d’années que je suis surpris par le nombre assez restreint de ventistes en Afrique de l’Ouest. Alors, on a commencé par imaginer des formations. Et petit à petit, les ventistes nous ont rejoints. Ainsi cela fait six ou sept ans qu’on travaille avec le soutien de Wallonie Bruxelles internationale. Du coup sur ce projet on a découvert que le Bénin est un pays très riche au niveau du vent. Il y a beaucoup de trombonistes, un peu moins de saxophonistes, beaucoup de trompettistes, etc. et donc la qualité des musiciens au Bénin est assez incroyable. Alors nous avons eu la chance de lancer ce projet de formation et aussi un atelier de Lutherie » souligne Laurent Blondiau le responsable du projet avant d’ajouter que pour ce qui concerne la lutherie c’est parce qu’il n’y a pas assez de luthier au Bénin et qu’on n’arrive pas à comprendre qu’il y ait ce nombre impressionnant de joueurs d’instruments en cuivre sans qu’il y ait des réparateurs sur place. Et donc, l’atelier de lutherie, selon ses explications, n’est qu’un deuxième volet ouvert sur la formation pour accompagner ce qui se fait. Et pour réussir la mission, Laurent s’est fait accompagner par un spécialiste belge dans la réparation des instruments à vent. Il s’agit de Marc Paeleman qui, depuis quelques jours, s’investit à outiller les cinq ou six stagiaires mis à sa disposition. Au niveau de l’atelier qui s’occupe de la formation sur la manipulation des instruments, Laurent Blondiau s’est fait associé un collaborateur, Toine Tyns qui est également un estimable formateur qui partage ses connaissances avec les artistes béninois. «  Au sein de notre atelier, on travaille avec les artistes sur la technique, on développe l’improvisation et les sections » fait savoir Laurent. Mais l’autre manche ouvrière de cette formation qui n’est pas à négliger, c’est Eric Gbèha, le président de l’amical des artistes pour le progrès, qui s’est associé aux belges pour faciliter la collaboration entre les stagiaires et les formateurs.

 

Teddy GANDIGBE

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