Café de la science à Isba/Cotonou: Restitution d’une étude sur les accidents à Cotonou…

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Les résultats d’une étude prospective sur les accidents de la route à Cotonou et sur le corridor de la RNE1 ont été restitués ce jeudi, 06 février 2020. Ceci, à la faveur du Café de science qui s’est déroulé à l’Isba à Cotonou. Un rendez-vous scientifique organisé par l’Institut de recherche pour le développement ( ) et la Direction nationale de la recherche scientifique et de l’innovation (Dnrsi)…

 

Le rendez-vous scientifique organisé par l’Ird et la Dnrsi au Champ de foire ( Isba)  a mobilisé des spécialistes du transport et de la sécurité routière. « Surveillance des accidents de la route au Bénin : résultats d’une étude prospective à Cotonou et sur le corridor de la RNE1 « , c’est le thème autour duquel se sont articulés les différentes communications et échanges. Présentant les résultats d’une collecte de données réalisée dans le cadre de ladite étude, Dr Emmanuel Bonnet, chargé de recherche Umr Résilience à Ouagadougou,  a fait savoir qu’au total 445 accidents (280 à Cotonou et 163 sur le corridor) ont été répertoriés en 12 mois avec 371 blessés dont 249 à Cotonou et 35 décès (24 à Cotonou). Précisons que l’âge moyen des victimes est estimé à 33 ans, un âge avancé

par rapport au profil démographique. Ce qui signifie que ce sont les plus expérimentés, des adultes qui sont impliqués dans les accidents. Si les véhicules sont impliquées à 30%, 78% des hommes le sont.  27% des motos et 7% des taxi moto sont impliqués, selon l’étude. La cartographie des points principaux d’accidents révèle que le carrefour Vedoko et le boulevard Saint Michel sont les lieux où les accidents sont plus fréquents. Entre autres limites de l’étude évoquées par Dr Emmanuel Bonnet, on peut souligner la motivation des agents, le mauvais renseignements de l’application sur des parties considérés comme non importante ou difficile pour les agents (âge, sexe, statut du blessé, passager ou conducteur); la confusion dans les missions des agents de la police républicaine; l’absence de collecte de données dans les hôpitaux. Quant au chef service informatique/statistiques et études documentaires du Centre national de sécurité routière, Huguette Tedji, elle a souligné l’importance  de la géolocalisation des accidents au Bénin non seulement pour renseigner les cas d’accidents mais surtout pour agir efficacement pour protéger des vies sur nos routes. A l’en croire, la géolocalisation des accidents au Bénin a démarré en 2004 mais les défis sont encore loin d’être relevés. Dans son intervention, Amakoe Adoléhoumè, Délégué général de Sitrass, a aussi insisté sur l’exhaustivité des données. Par ailleurs, Dr Yolaine Glèlè Ahanhanzo, assistante en santé publique a justifié l’absence de données hospitalières par une  défaillance des système de prise en charge et hospitaliers. Elle a plaidé pour un système produisant périodiquement des données fiables. Très ravi de la qualité des échanges, le représentant résident de l’Ird, Florent Engelmann a reconnu la pertinence de l’étude avant de se dire convaincus que les résultats de ladite étude contribueront à une meilleure orientation des politiques de sécurité routière au Bénin.

Aziz BADAROU

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