Arts, culture et divertissements en milieu carcéral: Les contours du projet Bénin- Carit’art dévoilés vendredi prochain

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Le projet Carit’art est mis en œuvre par les associations « Igbala » et « Les super acrobates de Cotonou». Il se propose à travers les arts et la culture, de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de détention des pensionnaires des Centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (Csea) et des prisons civiles et maisons d’arrêt du Bénin.

Le projet Carit’art est porté par deux associations culturelles au profit des personnes et enfants pensionnaires des centres de détention. C’est un projet à multiples volets dont les objectifs seront présentés, vendredi 24 janvier prochain, au centre culturel Artisttik Africa d’Agla à Cotonou. Mis en œuvre par les associations « Igbala » et « Les super acrobates de Cotonou», il se propose à travers les arts et la culture, de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de détention des pensionnaires des Centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (Csea) et des prisons civiles et maisons d’arrêt du Bénin. « Ce projet agit surtout sur les têtes, contribue à divertir les pensionnaires, à leur offrir des moments de joie, de bonheur, de déconnexion avec le stress, le train-train quotidien et les ennuis », explique Alfred Fadonougbo, coordinateur du projet et directeur exécutif de l’association Igbala. Alfred est plus connu des Béninois sous le pseudonyme « Freddy Lc2» pour avoir animé entre 2001 et 2009 sur Lc2 Télévision, la sitcom à succès « Bisso na bisso ». Carit’art entend aussi « réarmer moralement et les préparer à réintégrer la société qu’ils ont momentanément quittée pour les aider à participer aux tâches de développement», ajoute-t-il. Les enfants en situation difficile recueillis dans les centres sociaux d’accueil, les mineurs et adultes incarcérés, les personnes hospitalisées dans les hôpitaux spécialisés ainsi que les enfants en conflit avec la loi recueillis dans les Csea sont les principales cibles de ce projet. Au regard de son importance et de sa cible, le projet bénéficie du soutien de l’Union européenne. Sauf que la collaboration à ce niveau prend fin au mois de juin prochain. Sans être vraiment inquiets, les concepteurs voudraient qu’il puisse poursuivre son chemin.

J.M (Coll.)

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