Tension post législatives non inclusives: Savè: ça frise le saupoudrage !

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(On tourne en rond alors que 2021 est déjà là)

Jamais une région du pays n’a été autant affectée par des violences meurtrières comme le vivent depuis bientôt un an, Savè et Tchaourou dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées…

Que se passe-t-il au juste pour que depuis la période des législatives non inclusives d’avril 2019, la réconciliation et la paix ne soient pas encore au rendez-vous ? Comment le gouvernement, qui a pourtant nommé des ministres de l’aire culturelle ” ekaaro édjiré ” et a des députés soutiens de la zone au Parlement, gère-t-il la crise pour qu’on en soit à toujours déplorer des affrontements meurtriers entre chasseurs, populations et forces de sécurité et de défense ? Doit-on attendre qu’il y ait soulèvement, renvoi d’autorités, fils de la localité à coups de gourdins, affrontements suivis de morts d’hommes avant de dépêcher une mission de pacification sur le terrain et en attendre un rapport ? Non,  il semble qu’on n’attaque pas le mal à la racine. Sans une approche holistique de cette crise, il est une certitude qu’on passera toujours à côté de la plaque alors que 2021 (sans oublier les communales et municipales de mai 2020), année de la présidentielle à enjeux pointe déjà le nez. En toute sincérité, qu’a-t-on fait de l’audience du 22 juin 2019 accordée aux délégations de Tchaourou et Savè au Palais de la République ? Quelles ont été les recommandations formulées par ces deux délégations pour le retour au calme de la situation dans ces zones au centre nord du pays ? Qu’a-t-on posé comme actions concrètes dans la droite ligne de ces recommandations ? Ou bien ces rencontres entre le chef de l’État Patrice Talon et ses hôtes n’étaient que de la poudre de perlimpinpin passée aux Béninois ? Suffit-il de voter une loi d’amnistie avec pour effet la libération de prisonniers capturés lors des violences pour prétendre tuer définitivement les germes de la division, de la violence ? La solution à cette profonde crise est-elle les nominations de fils et filles de la région dans l’appareil d’Etat ou leur élection contestée à l’Assemblée nationale ? La gestion de cette crise va au-delà… Et il semble que le bon bout n’est pas encore saisi quant à sa résolution à long terme. En tout cas, ça peine à se pacifier sur le terrain et tout le monde le constate. Peut-être que la mission de médiation du gouvernement, conduite par la ministre de l’Enseignement supérieur, Eléonore Yayi Ladekan native de la région, et qui a déposé un rapport hier lundi au président de la République, serait la bonne.

 Worou BORO

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