Soutenance de thèse: Sylvestre Abado Assogba fait Docteur avec Mention très honorable

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Sylvestre Abado Assogba est désormais Docteur en Microbiologie et Biotechnologie à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Après des années de recherche sur l’ «Effet des champignons mycorhiziens arbusculaires sur la croissance et le rendement en grains des plants de maïs au Centre du Bénin » et les problèmes de baisse de fertilité du sol, il a vu sa rigueur et son abnégation dans le travail couronnées. Mention très honorable avec félicitations du jury. Ainsi est libellé le verdict. C’était mercredi 15 janvier 2020  à la salle audiovisuelle de l’Epac, Campus d’Abomey-Calavi.

En effet, il a été constaté que les sols des zones tropicales sont appauvris par la pression anthropique conduisant de facto à une diminution des rendements des cultures. Pour Sylvestre Abado Assogba, il a donc été question de trouver des mesures palliatives pour remédier cette situation alarmante. Au nombre de ces mesures, l’homme s’est proposé d’évaluer l’impact des Champignons mycorhiziens à arbuscules (Cma) pour améliorer la productivité du maïs au Bénin. Ces Cma, faut-il le rappeler, sont des microorganismes insoupçonnés du sol qui nourrissent les plantes et les rendent plus tolérantes à nombre de stress abiotiques (salinité, sécheresse) et biotiques (nématodes, microbes pathogènes, adventices). «Cette pluralité de services rendus par ces êtres vivants aux plantes, a aiguisé notre intérêt puisqu’ils sont respectueux de la nature et se sont avérés très efficaces et efficients sous d’autres cieux. Pour mener à bien cette étude, nous avons évalué au prime abord, l’effet de trois isolats fongiques exotiques sur la croissance et le rendement en grains des plants de maïs. Ces souches exogènes nous  ont été octroyées par nos pairs de l’Institut des Sciences Agricoles de Cuba. Vu les résultats probants obtenus, nous nous sommes proposés de faire une prospection de nos sols afin de vérifier la présence effective de ces souches qui ont été utilisées dans la rhizosphère des plants de maïs…», confiait à l’occasion, le Directeur de thèse, Professeur Lamine S. Baba-Moussa, Professeur Titulaire en Microbiologie, Biochimie et Biologie moléculaire (Uac).

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A l’arrivée, il ressort, selon le jury présidé par le Professeur Titulaire en Microbiologie, Biochimie et Biotechnologie (Uac), Abdel Farid Baba-Moussa, que les travaux sont de très bonne facture, d’un niveau très satisfaisant nonobstant l’exhaustivité du sujet et ont par conséquent permis d’obtenir des outils pouvant être utilisés pour résoudre non seulement les problèmes de baisse de fertilité du sol mais également de sécurité alimentaire. Et c’est l’Ecole Doctorale “Science de la vie et de la terre” de la Faculté des sciences et techniques de l’Université d’Abomey-Calavi qui se voit ainsi meubler d’une nouvelle matière grise.

C.K

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