Café de la science à l’Eneam: L’Ird mobilise autour des défis de l’artisanat béninois

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Le rendez-vous scientifique dénommé “Café de la science” de ce jeudi, 16 janvier 2020 a mobilisé des acteurs du secteur de l’artisanat, la communauté scientifique, des étudiants, autour des défis de l’artisanat béninois en lien avec le “consommons local”. Organisée par l’Institut de recherche pour le développement (Ird) en collaboration avec la Direction nationale de la recherche scientifique et de l’innovation (Dnrsi), la présente rencontre s’est déroulée à l’auditorium de l’Eneam à Cotonou…

“L’artisanat béninois face au défi du consommons local”, c’est le thème autour duquel se sont articulés les différentes communications et échanges au cours de ce premier numéro de Café de la science de l’année 2020. Initiées par l’Ird, ces rencontres scientifiques permettent aux spécialistes et acteurs de plusieurs secteurs de débattre des réalités et enjeux de développement des différentes filières abordées. A en croire le Directeur national de la recherche scientifique et de l’innovation, Innocent Bokossa, le secteur de l’artisanat mérite bien qu’on songe à solutionner les problèmes qui entravent son développement. Car, selon lui, il s’agit d’un secteur important pour l’essor économique national. Outre les enjeux et perspectives de l’artisanat en Afrique et la perception des Béninois des produits de l’artisanat, les participants ont échangé également sur les grands pôles de développement de l’artisanat au Bénin. Dans sa communication, le directeur de l’artisanat du ministère des petites et moyennes entreprises, Robert Sinkeni, a confié que huit (08) branches d’activités et plus de 178 métiers avec 40 corps de métiers composent l’artisanat béninois. De l’artisanat de production ou de transformation à l’artisanat de service et d’art, la filière occupe 25% de la population active avec une contribution de 13% au PIB et se range comme la deuxième activité après l’agriculture au Bénin. Si 57% des artisans se retrouvent dans les départements du Littoral, de l’Atlantique et de l’Ouémé, 81% des activités principales concernent le textile, les métiers du cuir, les métaux et construction mécanique, l’hygiène et soins corporels et l’alimentation. Selon Robert Sinkeni, la modernisation du secteur s’impose pour répondre aux défis. Ainsi, il est recommandé la mise en place d’une chambre consulaire, la formalisation des entreprises artisanales, la formation professionnelle des artisans. Quant au Dr Paul Akogni, enseignant à l’Institut national des métiers d’art et d’archéologie et de la culture (Inmaac), il s’est interessé à la contribution de la recherche scientifique au développement de l’artisanat béninois. Selon ce dernier, très peu de recherches sont effectuées pour répondre aux besoins du secteur. Des débats se sont également menés autour des perspectives de  croissance et de création d’emplois dans le secteur de l’artisanat. Très ravi de la qualité des communications et échanges, le Représentant résident de l’Ird, Florent Engelman, s’est dit convaincu que les propositons faites permettront de relancer durablement ce secteur pourvoyeur d’emplois.

Aziz BADAROU

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