Démissions en cascade à l’Usl: Ajavon, c’est fini ?

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Il y a quelques jours, c’était Zéphirin Kindjanhoundé, depuis quelques heures, c’est au tour de Landry Vodji  de couper les ponts avec le parti Union sociale libérale (Usl) de l’ancien homme d’affaires devenu homme politique, Sébastien Ajavon. Jeudi 9 janvier 2020, l’ancien maire de la commune de Zogbodomey et membre du parti,  Zéphirin Kindjanhoundé, par correspondance adressée au premier délégué général du parti, a annoncé sa démission pour « convenance personnelle ». Et depuis quelques heures, il circule  sur la toile, une lettre adressée au même premier délégué général et portant démission dudit parti politique, de l’ancien 1er vice-président de la coordination Usl du 13ème arrondissement du Littoral Landry Vodji. Sale temps donc pour le roi de la volaille. Condamné à 20 ans de prison dans l’affaire dite de la « cocaïne pure », Sébastien Ajavon a trouvé asile en France. Et depuis, il est resté atone face aux derniers développements de l’actualité dans son pays. Par ailleurs, son parti n’a pu obtenir le précieux sésame exigé par le ministre de l’intérieur pout acter la reconnaissance légale des partis politiques au Bénin.   Avec la difficulté d’obtention de récépissé pour le parti Usl, les militants n’y croient plus. Or, les élections communales  pointent à l’horizon et il faut se positionner. Ils n’ont donc trouvé autre chemin que de démissionner pour aller chercher fortune ailleurs, ne pouvant se faire élire avec un parti qui n’a pas d’existence légale. Autant de revers qui viennent hypothéquer l’avenir politique du patron de l’Usl. D’un autre côté, son mutisme fait émerger d’idée d’une lassitude face à la politique. Sébastien Ajavon donne en effet l’impression qu’il n’y croit plus lui aussi et que la politique ne l’intéresse plus. Trop silencieux ces derniers mois, on ne le sent plus engagé. Ses lieutenants au pays deviennent eux-aussi de plus en plus inactifs. En plus, Soleil Fm, la radio lui appartenant empêchée d’émettre, il n’a pas attendu longtemps pour enclencher, de sources concordantes, la procédure de licenciement de tout le personnel.  Autant d’éléments qui prouvent à suffisance que l’homme ne croit  plus trop à son avenir politique au Bénin. Des signes patents, précurseurs de la fin politique certaine d’un homme pourtant promis à un bel avenir politique, avec un score impressionnant à la dernière présidentielle, et dont le rôle été déterminant dans l’élection du président de la République du Bénin en 2016.

  Th. A.

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