Recours contre le calendrier scolaire au Bénin: L’audience reportée, après deux minutes de débat

505

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

L’arrêté interministériel portant calendrier scolaire au Bénin n’a pas pu être en débat hier, mardi 14 janvier 2020 à la Cour constitutionnelle, comme prévu. Convoquées pour une dernière audience devant la haute juridiction, quelques deux minutes auront suffi pour que le débat devant confondre les trois parties concernées à savoir le Ministère de l’enseignement maternel et primaire ; celui de l’enseignent secondaire, technique et de la formation professionnelle et enfin le requérant Adam Issiakou ; soit à nouveau reporté à une date ultérieure par les sages de la Cour constitutionnelle. Et pour cause, tous n’ont pas répondu présents.  « Alors que je me suis préparé pour un débat au fond avec les représentants des deux ministères, j’ai eu droit à une brève apparition à la tribune de la Cour. En effet, suite aux observations du Mestfp, j’ai adressé une réplique écrite à la cour constitutionnelle dans laquelle, j’ai essayé de contrer les arguments du Ministre. Conformément à la procédure, copie de cette réplique a été transmise aux deux ministères depuis hier (lundi 13 janvier ; ndlr). On attendait donc une réaction des représentants des ministères concernés ce matin. À l’arrivée, l’un a opté pour la politique de la chaise vide tandis que l’autre, présent, “n’avait rien à dire”. C’est ainsi que j’ai juste déposé ma réplique à la Cour », a déclaré le requérant. Comme suite à donner au dossier, il a stipulé que la Cour convoquera une dernière audience pour la délivrance de la décision. « Je laisse à chacun le soin d’interpréter l’attitude des deux ministères. Pour ma part,  je suis optimiste quant à l’issue du recours.  Continuons les prières ! », ajoute Adam Issiakou.

 L’idée…

 Au Bénin, la laïcité de l’État est prônée par la Loi fondamentale. Nonobstant ce fait, les chrétiens sont visiblement plus avantagés dans l’élaboration des différents calendriers scolaires et ce, au grand dam des musulmans. En témoignent entres autres, les congés des fêtes de fin d’année et de pâques qui sont étalés sur huit jours ouvrables chacun, pour les chrétiens. Mais au même moment, les musulmans ne bénéficient que d’un seul jour férié pour la célébration du Ramadan et de la Tabaski. Jugeant ce fait discriminatoire voire vexatoire à l’endroit de la communauté musulmane, le citoyen Adam Issiakou a formulé un recours devant la haute juridiction le 17 octobre 2019. Ceci, aux fins d’avoir des réponses claires sur la constitutionnalité et la qualité des calendriers scolaires au Bénin établis à cet effet, par les ministères concernés.

Janvier GBEDO (Coll.)

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite