Entre promesses et réalisations d’infrastructures : Les regrets de Talon

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Le gouvernement de la Rupture est à l’œuvre pour offrir aux Béninois, à la fin du quinquennat, un bilan à la hauteur de l’ambitieux Programme d’action du gouvernement (Pag). Partout sur le territoire national, des chantiers sont ouverts. Dans le domaine de l’Energie, Maria-Gléta II est une réalité même si les coupures persistent. L’asphaltage est en cours dans les grandes villes, surtout à Cotonou. Sauf qu’il n’y a aucune certitude que toutes les ruelles de Cotonou soient prises en compte avant la fin du quinquennat. Il en est de même de la construction des 22 stades, des marchés secondaires dont la remise de site a été effectuée cette semaine. Les 20 000 logements sociaux sont en cours de réalisation de même que des infrastructures routières. Le Ravip est une réalité même si les personnes recensées attendent toujours d’entrer en possession de leurs actes de naissance. En somme, un certain nombre de réalisations qui, si elles pouvaient toutes s’achever, donneraient certainement un autre visage au Bénin. Mais contrairement à ces actifs, avec le risque que certains chantiers, pour défaut de temps, se transforment en éléphants blancs à la fin du quinquennat, il y en a d’autres qui, à coup sûr, seront rangés dans le lot des passifs ou regrets du chef de l’Etat. Ceci, parce que n’ayant pas débuté à moins de 15 mois de la fin du mandat. Dans ce lot de passifs, il y a l’aéroport de Glo-Djigbé, le plus long pont au Bénin devant quitter Calavi pour Sème-Kpodji passant sur l’eau, le deuxième pont à l’entrée de Porto-Novo, l’échangeur du carrefour Cica-Toyota, le deuxième pont de Womè, le déplacement du marché Dantokpa vers Abomey-Calavi, l’érection d’un grand centre commercial au stade Général Mathieu Kérékou, la liste n’est pas exhaustive.

En dehors des infrastructures, il y a d’autres tâches noires dans la gouvernance de Patrice Talon. Elles concernent la liberté de la presse et d’expression, le musellement de l’Opposition qui a de la peine à se faire entendre, les  exilés politiques, les arrestations des voix discordantes, les prisonniers d’opinion, etc. Ce sont autant de promesses non tenues qui, que l’on veuille ou non, vont noircir le bilan du chef de l’Etat à la fin de son ‘’unique’’ mandat. Même s’il arrive à démarrer quelques-uns de ces projets, dans la fièvre de la campagne pour la présidentielle, ce n’est pas évident qu’ils soient réalisés avant 2021. Du coup, son vœu d’être porté en triomphe à la fin du mandat risque de ne pas se réaliser. Pour Patrice Talon, ce sera des regrets.

M.M

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