Relation entre la migration et le développement : Un rapport du Pnud relance le débat

353

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Il n’y pas de jour où le monde s’émeut face à l’immigration clandestine des Africains en Europe avec ses conséquences macabres. Dans un rapport intitulé « Au-delà des barrières : voix des migrants africains irréguliers en Europe », le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) donne la parole aux migrants. Hier, jeudi 5 décembre 2019, le rapport a été lancé au Bénin par la représentante résidente par intérim du Pnud Ginette Mondongou Camara, en présence du ministre d’Etat chargé du Plan et du développement Abdoulaye Bio Tchané.

 

Entre 2014 et 2018, plus de 30 mille personnes ont trouvé la mort sur les routes migratoires. Phénomène aussi ancien que l’humanité, la migration est devenue un enjeu crucial du débat politique qui anime les démocraties notamment en Europe. En vue de faire tomber les barrières quant à l’aspect émotionnel médiatique qui entoure le sujet à des fins politiques, le Pnud, par ce rapport, essaie de replacer le débat sur un plan scientifique afin d’en tirer les enseignements pertinents pour le développement durable.

Dans son allocution, la représentante résidente par intérim du Pnud Ginette Mondongou Camara a souligné que le rapport vise à contribuer à la mise en œuvre efficace des stratégies pour des migrations ordonnées et efficaces. Il constitue une contribution à la mise en œuvre du pacte mondial sur les migrations adopté par les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies en 2018 pour une migration sûre, ordonnée et régulière, en particulier ce qui concerne l’objectif 17 de ce pacte. Lequel objectif vise à élargir et éclairer le débat public fondé sur l’analyse des faits, afin de faire évoluer la manière dont les migrations sont perçues. Le rapport devrait aussi aider les décideurs à concevoir des approches à long termes du phénomène migratoire.

Selon le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, en 2030, sur 3 immigrants installés en Europe, 2 seront africains. Il est donc indispensable que l’Afrique et l’Europe adoptent une approche globale de solution au-delà des clichés. Il sera soutenu par le ministre d’Etat chargé du Plan et du développement. Pour Abdoulaye Bio Tchané, bien que les Africains vont davantage dans les pays d’Afrique, le problème est au cœur des problématiques du développement. « Le rapport confirme une partie de ce que nous savons déjà. Il fait ressortir quelques messages nouveaux sur lesquels nous promettons de travailler », a-t-il laissé entendre.

Le rapport s’est intéressé aux gens qui ont immigré en Europe et dont la raison primordiale est liée au problème de développement économique. Ce sont les gens qui vivent en Europe depuis au moins 6 mois. Les interviews ont lieu dans 13 pays européens sur près de 70 sites. 3029 personnes ont été ciblées, le questionnaire a été adressé de façon précise à 1970 personnes et les répondants viennent de 38 pays africains, plus de ¾ des pays africains. L’Afrique de l’Ouest vient en tête avec 70%.

 

B.H

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite