Assemblée nationale : Modeste Kérékou a présenté le budget de son ministère

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Modeste Kérékou, Ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, a fermé le ballet des ministères au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo hier. jeudi 05 décembre 2019.  En effet,  le processus conduisant au vote de la loi de finance pour l’État béninois exige la présentation aux députés des budgets par secteurs d’activités. C’est dans ce cadre que depuis plus de deux semaines, environ, les ministères et les institutions de la République étaient face à la représentation nationale. À l’instar des autres ministres, Modeste Kérékou a présenté le budget de son ministère à la commission budgétaire.

 

Il s’est confié à la presse à sa sortie de la séance.

« …Comme à l’accoutumée en de pareilles circonstances, c’est toujours un agréable devoir que de passer devant l’auguste a assemblée pour détailler avec les honorables députés, notre projet de budget, gestion 2020 qui s’élève à un montant de 6.309.717.000 Fcfa. C’est un budget qui est mis à la disposition de notre département ministériel qui a en charge essentiellement 3 grands sous-secteurs à savoir les petites et moyennes entreprises, l’artisanat et l’emploi. Pour ce qui concerne les petites et moyennes entreprises, pour le compte de l’année 2020, il s’agit de poursuivre les réformes qui sont en cours au niveau de nos agences et structures qui se chargent l’accompagnement et la structuration de ce sous-secteur. Les PME par définition sont des entreprises du secteur privé. Nous, nous sommes de l’administration. Cela va s’en dire que notre rôle n’est pas de gérer les entreprises du secteur privé. Pour compte du gouvernement, nous sommes chargés de structurer ledit secteur, de fédérer les initiatives et les énergies ou toutes choses qui peuvent permettre aux promoteurs des PME  d’évoluer  un peu plus facilement.

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Dans le sous-secteur de l’artisanat, nous sommes depuis  un an et demi  sur une réforme qui va conduire à la transformation l’Union des Chambres interdépartementales des métiers en Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin avec à la clé, l’élection des nouveaux élus consulaires. Cette réforme touche quasiment à sa fin et il y aura les élections dans le premier trimestre de l’année 2020 si la loi y relative était votée à temps par l’auguste Assemblée nationale telle que nous le souhaitons.

Par rapport au sous-secteur de l’emploi, là aussi, la plupart de nos agences qui opèrent comme l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), le Fonds National de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ), et l’Office béninois des services de volontariat des jeunes (OBSVJ) subissent des réformes. Lesdites réformes vont nous permettre par exemple en 2020 au niveau du FNPEEJ qui est une structure très attendue, d’opérationnaliser son nouveau plan stratégique et son dispositif opérationnel. Il en est de même au niveau de l’ANPE. En attendant que ces réformes de l’ANPE ne connaissent leurs phases d’exécution, j’ai eu l’honneur d’informer les honorables députés que suite à son adresse le 31 juillet 2019, le président de la République avait annoncer l’institution d’un programme spéciale d’insertion des jeunes qui consistera pour le gouvernement de mettre chaque année en situation de travail, 2000  jeunes, essentiellement dans les entreprises du secteur privé et quelques entreprises de l’Etat, mais qui seront payés par l’État. Le nouveau mécanisme que nous allons commencer par mettre en oeuvre à partir de 2020. C’est une initiative présidentielle à ne pas confondre avec les autres initiatives que l’ANPE déroulait déjà. C’est une initiative que le Chef de l’État a voulu instituer pour que les jeunes qui vont bénéficier de ce programme constituent la crème  de la crème. C’est une manière pour le gouvernement à terme, de structurer le marché de l’emploi parce que pour les anciens stagiaires que l’ANPE gérait par exemple, les allocations étaient plus ou moins modestes. Cette initiative présidentielle vise à prendre des jeunes d’un certain profil, les mettre dans les entreprises et pour le compte de ces entreprises, l’État aide  à les payer pendant 12 mois renouvelable une fois avec l’espoir qu’à terme, ces entreprises soient en capacité de recruter et de garder ces jeunes là parce qu’ils auraient apporté la preuve de leur utilité dans ces entreprises ou à défaut, que ces jeunes, en quittant leurs postes au bout des 24 mois soient à même de s’installer à leur compte pour certains qui voudraient  bénéficier des mécanismes de soutien et d’accompagnement que nous voulons lettre en place. Chaque année, c’est une incidence d’un peu plus de 4 milliards Fcfa que cela va engendrer comme dépense. Je ne trahirai aucun secret en  disant que dès le premier trimestre 2020, cette initiative présidentielle démarrera.

En dépit du budget alloué à notre ministère, les députés représentants du peuple par excellence nous ont apporté leur soutien. Certains ont pu faire quelques commentaires sur l’allocation budgétaire de notre ministère et ils ont promis formuler des recommandations tendant à la revue à la hausse des allocations. De toutes les manières, les ressources qui seront mises à la disposition de notre département ministériel pour compte de 2020 nous permettront de nous occuper avec succès, des quelques chantiers, de les poursuivre pour certains et de prendre de nouvelles initiatives pour d’autres. Les députés nous ont encouragés et nous demander de travailler sur domaine de l’emploi… »

 

Propos recueillis par Kola PAQUI

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