Faillite et liquidation du Coteb/Parakou : Gbadamassi et 30 députés interpellent le gouvernement

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Une question d’actualité suivie de débat signée par 31 députés a été adressée le 4 novembre 2019, au président de l’Assemblée nationale du Bénin. Elle est relative à la situation du Complexe textile du Bénin (Coteb). Soucieux de la situation de « faillite et de cessation de paiement » que traverse le Complexe qui obligerait à sa liquidation et « face à une situation aussi complexe où rien n’est encore entièrement clair », les députés signataires voudraient connaître : la situation actuelle que traverse le complexe Textile du Bénin (Coteb). Ils voudraient également savoir si, en dehors de la liquidation pure et simple du complexe, il est possible d’envisager d’autres solutions encore plus efficaces. En cas de liquidation du complexe, Rachidi Gbadamassi et les 30 autres députés signataires demandent à savoir le sort réservé pour les travailleurs du Complexe. Ils s’interrogent par ailleurs sur les mesures prises pour que le complexe ne quitte pas la ville de Parakou même s’il doit changer de dénomination.

 

Selon la lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, créé en 1971 par l’Etat béninois, avec la participation à 52 % des privés au capital, le Complexe textile du Bénin (Coteb) entre-temps Industrie dahoméenne de textile (Idatex) et ensuite Industrie Béninoise de textile (Ibetex), avait une capacité de transformation de trois mille (3.000) tonnes de coton fibre par an. La quasi-totalité de la production de Coteb était destinée au marché européen. Mais depuis quelques années le COTEB est en situation de faillite et de cessation de paiement. En effet, depuis le 31 décembre 2015, les résultats d’un audit financier évalue à des pertes cumulées de plus de dix milliards (10.000.000.000) FCFA. Malgré les subventions de l’Etat béninois au premier semestre de l’année 2016, le compte d’exploitation de l’entreprise comportait un déficit de plus de cent trente-quatre millions (134.000.000). A la même période, les dettes cumulées de Coteb tournaient autour de six cent milliards (600.000.000.000) FCFA. En son sein, le Coteb compte 6 départements de production à savoir: la filature, le tissage, la bonneterie, la couverture, la teinture, la confection sans compter les services généraux. Malgré ses multiples activités, le Coteb, depuis sa création, n’a jamais atteint sa pleine capacité de production. A cet effet, plusieurs audits dont le tout dernier en date de 2016, avaient pour objet de diagnostiquer la situation du Coteb, d’évaluer le patrimoine ainsi que les coûts d’un plan de désengagement de l’Etat de complexe. Suite à ces constats, I’Etat, par le biais du ministère de tutelle, a envisagé le licenciement collectif du personnel pour motif économique. Mais rien n’y fit. A nos jours, Aucun gouvernement n’est allé au bout du processus de liquidation. En lieu et place de cette liquidation, des investissements colossaux qui ont été engagés n’ont pas permis de relever la société. Par ailleurs, la commune de Parakou est la mieux placée et la plus proche du Bassin cotonnier du Bénin. Sa position géographique lui permet de réaliser une bonne Concentration géographique en matière de production et surtout de transport du coton. Toute autre option géographique privilégiée pour jouer ce rôle surtout après la commune de Parakou venant du Niger ne sera guère économiquement rentable. Il ne servirait alors à rien de fermer le Coteb à Parakou et de le rouvrir ailleurs sans que les raisons ne soient économiquement fondées. Dans tous les cas, il s’agit du Bénin qui doit être économiquement renforcé à partir des investissements de tous ordres, disent-ils.

 

Th. A.

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