Expulsion de l’ambassadeur de l’UE Bénin : Le bouchon poussé loin ?

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Coup de tonnerre ! Les hautes autorités du Bénin somment l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne de quitter le territoire national avant le 1er décembre. Courageuse et extrême décision quand on sait que cela n’est pas monnaie courante en Diplomatie ou en relations internationales. Pis, pour le cas d’espèce, il s’agit d’un représentant d’une trentaine de pays européens, soit 28 au total, pour être on ne peut plus précis. Cotonou ayant fait l’option d’expulser Oliver Nette, a certainement voulu restaurer ou raffermir l’autorité de l’État. Qu’à cela ne tienne, le bouchon n’est-il pas poussé loin par le gouvernement de Patrice Talon, même s’il se dit que c’est pour ”subversion active ” et ” ingérence” dans les affaires intérieures que cette décision a été prise ? Le premier fait qui semble corroborer cette thèse est que pendant que le ministre Alain Orounla, porte-parole du gouvernement semble dire que cette décision a été comprise par l’Ue, il y a eu la réaction de la porte-parole européenne qui s’en étonne à un moment où les relations entre le Bénin et l’Ue ne souffraient de rien. Mais avant ce premier fait, il y en avait eu un. Et, on pourrait se demander si Cotonou l’a bien décrypté avant la prise de sa décision ? En effet, selon le site d’information Afrika Strategies, le gouvernement béninois demandait depuis à Bruxelles le rappel du diplomate d’origine allemande. Mais les deux lettres envoyées à cet effet par le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci ont visiblement fait flop. En tout cas, l’Union européenne n’a pas donné suite ou ne s’est pas pliée à la demande des autorités béninoises jusqu’à ce qu’elles ne prennent leur responsabilité. Le troisième fait est que selon Radio France internationale, après cette décision hardie de Cotonou, quatre pays de l’Ue à savoir la France, l’Allemagne, la Hollande et la Belgique ont immédiatement convoqué chacun l’ambassadeur du Bénin dans le pays. Est-ce pour lever une vive protestation quant à l’attitude de l’État du Bénin ? Quelle sera la suite à donner par la trentaine de pays composant l’Union ? En prendre juste acte ? Riposter à la hauteur de la décision ? Matin Libre suit de près le développement de cette actualité.

 

 Worou BORO

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