Assemblée nationale : Le ballet des ministres continue

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Fortunet Alain Nouatin, ministre de la défense nationale, Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’énergie et Éléonore Ladékan Yayi, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique étaient devant la commission budgétaire hier, jeudi 28 novembre 2019, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Ces derniers ont présenté leur budget à la représentation Nationale. À la sortie de la séance de travail avec les députés. Ils se sont prêtés au micro des médias.

Lire ci-dessous leurs déclarations

Fortunet Alain Nouatin, Ministre de la défense nationale
« Nous avons plaidé pour le vote par les honorables députés, d’un budget en accroissement de deux milliards Fcfa, passant de 39 milliards 400 millions Fcfa à 41milliards 600 millions Fcfa environ en 2020. Il y aura la préparation des forces armées qui seront beaucoup plus aguerries face aux nouvelles menaces. Nous avons des équipements majeurs que nous attendons et dont l’exploitation nécessite un certain nombre de disponibilités financières. Par exemple, nous attendons un avion au cours du mois de décembre 2019.
La préoccupation essentielle des députés, c’est d’être rassurés. Comme nous le disons ‘’dormez tranquillement, l’armée veille”. Ils veulent être sûrs de ce qu’ils peuvent dormir tranquillement et que l’armée veille. Je crois que nous avons apporté cette assurance à nos honorables députés. A travers les honorables députés, l’assurance est à toute la Nation béninoise. La Nation béninoise peut dormir tranquille, l’armée veille effectivement. Ils ont promis de nous aider à faire un plaidoyer auprès du Chef de l’État et du Ministre des finances pour augmenter sensiblement le budget compte tenu des réalités que nous leur avons présentées. Il faut dire que pour être plus performant, nous avons encore besoin de plus de moyens… »

Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’énergie
« …Nous venons de nous prêter à cet exercice important pour notre pays notamment dans ce secteur prioritaire pour le développement socio-économique. On peut féliciter le gouvernement de l’avoir encore inscrit dans ses priorités en 2020 avec un budget de plus de 45 milliards 261 millions de FCFA qui vont servir à alimenter 21 projets dont l’objectif principal est de faire en sorte que nous continuons d’augmenter la capacité de production d’énergie électrique que ce soit thermique ou solaire. Nous voulons faire en sorte que le réseau transport soit étendu et densifié dans toutes nos localités. C’est pour cela d’ailleurs que nous aurons dans ce cadre plus 247 localités qui bénéficieront de cette extension-densification. Mais c’est également à travers ce budget qu’il y aura l’accélération donnée à l’électrification rurale, puisque nous aurons en 2020, deux cent nouvelles localités qui sont prévues pour être électrifiées. Donc si je fais la somme entre l’électrification rurale, l’électrification urbaine avec le réseau conventionnel, vous voyez que le gouvernement fait feu de tout bois et que c’est près de 500 nouvelles localités qui vont être impactées par ce programme.
Ce programme, c’est également la nécessité de faire en sorte qu’il y ait une meilleure maîtrise de notre énergie, parce qu’une chose est de faire en sorte que l’énergie soit disponible, qu’elle puisse aller aux utilisateurs finaux que sont les ménages, les industriels, les artisans, mais l’autre chose est qu’il serait encore heureux si on arrive à mieux utiliser cette énergie et à moins la gaspiller. D’autre part, il faudra faire en sorte de l’utiliser de manière sécurisée. Donc, l’action sur la sécurité électrique sera aussi un engagement majeur de l’année 2020.
Les préoccupations diverses et variées des députés étaient légitimes par rapport à leur position, par rapport à leur mandat pour ne pas dire par rapport à leurs mandants et c’est normal que le gouvernement y réponde favorablement avec tous les moyens mis en œuvre. Quand je suis député et un gouvernement vient présenter un budget dans lequel il dit que plus de 500 localités vont être impactées dont 200 en milieu rural, de l’extension, de la densification, cela veut dire suppression des toiles d’araignée, plus d’abonnés, plus de compteurs, plus de disponibilité de cette énergie électrique pour que nos concitoyens puissent voir leurs conditions de vie s’améliorer ; pour que nos artisans, nos industriels puissent réaliser leurs activités avec cette disponibilité importante de l’énergie électrique pour créer de la valeur. Et créer de la valeur, c’est créer des ressources supplémentaires que les uns et les autres puissent utiliser pour améliorer leur cadre de vie. Quand je dis également qu’au niveau réseau, si je prends le réseau 63 kilovolts, nous aurons plus de 10% d’augmentation l’année prochaine et si je descends en réseau basse tension c’est au moins 15% de réseau basse tension nouveaux qui vont voir le jour, cela veut dire qu’il y aura plus de gens connectés, plus de localités connectées à la fois au système conventionnel de réseau national, mais également au niveau de l’électrification hors réseau. C’est pour cela que tout ce que fait ce gouvernement prend en compte le fait qu’il faille des réformes courageuses souvent difficile mais nécessaire et indispensable pour faire en sorte que toutes les actions, tous les projets que nous menons puissent avoir un socle bien précis en matière de cadre réglementaire.
Et pour revenir sur la préoccupation exprimée par les députés sur la SBEE qui est une société nationale, vous n’êtes pas sans savoir que pour l’insatisfaction manifestée par la clientèle depuis plusieurs années, le gouvernement a décidé d’y mettre fin en changeant de paradigme. Et changer de paradigme, c’est de faire en sorte que cette entreprise nationale de distribution puisse arriver au niveau de performance des grandes entreprises internationales pour mieux prendre en compte la clientèle. Pour cela, nous n’avons pas lésiné en terme de décision gouvernementale pour lancer un appel d’offre international pour aller chercher une entreprise qui a fait ses preuves dans le monde en termes d’atteinte des performances de standard international pour accompagner la Scène et la mettre sur le chemin attendu de ses performances sur quatre ans. C’est de la gestion déléguée et non une privatisation contrairement à ce que les mauvaises langues aiment dire. Privatiser une entreprise, c’est vendre cette entreprise à un privé. D’ailleurs pour vendre une entreprise à un privé, il faut que l’entreprise soit bien portante. Ce n’est pas le cas, c’est pour cela que le gouvernement a décidé de tout faire pour assainir ce secteur en dopant cette entreprise pour qu’elle devienne une entreprise moderne et modèle capable de faire face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Les enjeux d’aujourd’hui et de demain c’est de faire en sorte que cette énergie qui est l’intrant majeur, l’intrant incontournable de tout développement socio-économique, que cet intrant soit au rendez-vous en terme de qualité, en terme de quantité, en tenant en compte les préoccupations environnementales, mais aussi en faisant en sorte que le secteur puisse devenir une secteur viable pour être fiable. »

Éléonore Ladékan Yayi, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
“…Nous sommes passés devant la représentation nationale pour exprimer les grandes actions que nous comptons mener au titre de l’année 2020 avec notre budget. Ce projet de budget est de 63 milliards 769 millions 880 mille Fcfa. Il a connu une légère augmentation d’environ 4%. Les grandes actions que nous aurons à mener se retrouvent au niveau de nos sous-secteurs. Nous avons 4 programmes à savoir le programme de l’enseignement supérieur où nous devons continuer les réformes pour faire en sorte que l’enseignement soit de qualité. A cet effet, après la mise en place du Conseil national de l’éducation, nous comptons mettre en place l’Agence béninoise de qualité et d’assurance. Cela nous permettra de bien nous rassurer de ce que le contenu des formations cadre bien avec les réalités du terrain. Nous avons également la possibilité d’aligner nos ordres de formations avec les réels besoins du secteur industriel des promoteurs d’universités privés.
Du point de vue infrastructure, nous avons les deux grandes universités thématiques vont être réellement construites. Nous avons déjà l’accord des députés à travers l’accord de ratification. La BADEA a déjà donné son accord de non-objection. Il ne reste qu’à accélérer les choses en 2020. Dans ce domaine-là, nous comptons faire en sorte que le plateau technique soit vraiment une réalité dans nos universités.
Par rapport à la réaction des députés, je note d’abord leur intérêt pour la vie de l’étudiant. Leurs préoccupations est ce que deviennent les étudiants que nous formons. Ils ont souhaité que nous puissions revoir un peu les œuvres universitaires puisque nous voulons les ouvrir aux privés. Nous travaillons pour que les cours ne soient pas écrasants pour nos étudiants. Ils ont également voulu aborder le côté assurance par exemple assurance maladie. Ils nous ont recommandé de voir comment l’intégrer dans le grand projet phare ARCH du Programme d’actions du gouvernement ; afin qu’il puisse adresser les étudiants. Nous avons comme action phare en 2020, l’effort de rendre nos services dans le délai. Il y a beaucoup de tort parce que simplement, la question du numérique n’est pas encore effective. Avec le Ministre du numérique et de la digitalisation, nous allons informatiser nos services et ainsi, les bourses pourront être données à temps. Les questions d’équivalence des diplômes seront également prises en compte et traitées très rapidement…”

Propos recueillis par Kola PAQUI

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