Polémique autour de l’article 5 du Code électoral : Ahouanvoébla clarifie

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Quelle explication faite de l’article 5 du Code électoral ? Suite à l’article de Matin Libre intitulé : « Participation aux élections : La Rupture impose le vote aux citoyens », le député Up Augustin Ahouanvoébla est monté au créneau. Hier sur la radio Fraternité Fm, il a porté des éléments de précision, face à cette interprétation erronée. Voici le verbatim de son entretien.

 

« Article 5 : Participer à l’organisation des élections est un devoir civique qui peut être confiée à tout citoyen. Quiconque accepte ce devoir ne peut s’y dérober, sous peine de sanctions sauf cas de force majeure. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que c’est le personnel électoral, les agents électoraux, ceux que la Céna appelle pour l’accompagner dans l’organisation des élections. Ça n’a rien à voir avec l’électeur. Donc s’il y a un appel à candidature, lorsque quelqu’un librement décide d’appartenir à ce personnel qui organise les élections en République du Bénin, il ne peut pas attendre la veille pour dire je ne le fais plus. Puisqu’il est allé volontairement pour dire que je postule à tel poste, je veux être coordonnateur d’arrondissement, je veux être président d’un poste de vote, je veux être ci, je veux être ça. Donc ça n’a rien à voir avec un électeur. C’est antipatriotique qu’un Béninois décide d’être un agent électoral et qu’à la dernière minute, à la veille, décide de ne plus assurer cette responsabilité. C’est irresponsable. Et c’est ça qu’on est en train de punir. On n’oblige personne à aller s’inscrire comme agent électoral. Il ne peut pas attendre la dernière minute. Maintenant, à l’impossible nul n’est tenu. Si, entre temps, il y a des soucis avec quelqu’un on le saura. Donc c’est les cas de force majeure ça. Quand vous acceptez de prendre cette responsabilité à la dernière minute, vous vous mettez à narguer la République pour dire que vous ne voulez plus, il faut qu’on vous sanctionne absolument par une poursuite au pénal ».

 

Contrairement donc à l’interprétation faite de l’article 5 du nouveau Code électoral, l’électeur est libre d’aller voter ou pas. Il ne court aucune sanction en cas de boycott. Toutes nos excuses à ceux que cette mauvaise interprétation a pu induire en erreur.

 

 M.M

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