Poursuite de la fermeture des frontières nigérianes : Responsabilité du Bénin, Obasanjo tacle Talon

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Lundi dernier, l’ancien président du Nigéria Olusegun Obasanjo a rendu visite à son homologue du Bénin Nicéphore Dieudonné Soglo. Au centre des préoccupations abordées par les deux anciens présidents, tous membres du Forum des anciens chefs d’Etat d’Afrique, la question de la fermeture des frontières nigérianes avec le Bénin. Les journalistes ont voulu savoir les démarches personnelles que mène Olusegun Obasanjo pour une ouverture rapide des frontières. Sa réponse est plein de sens : « Partout ailleurs au monde, lorsque par malheur, dans vos bagages vous vous retrouvez avec une épine dans la plante des pieds, ce n’est pas à celui qui détient l’objet qui peut vous aider à vous la soustraire de venir à vous. C’est à vous d’aller vers lui », a répondu en parabole l’ancien chef d’Etat du Nigéria. En d’autres termes, dans ce bras de fer entre le Bénin et le géant de l’Ouest, il revient à celui qui en souffre le plus de faire le premier pas. Et dans ce cas-ci, c’est le Bénin en l’occurrence son chef d’Etat. Olusegun Obasanjo va soutenir ses propos en disant que le Nigéria représente une locomotive pour toute l’Afrique. « On ne peut pas se passer du Nigéria. Mieux, sur le continent africain, on ne peut plus faire grand-chose aujourd’hui sans le Nigéria. C’est dire toute l’importance de ce pays », a-t-il déclaré avant de nuancer : « Mais ceci dit, tout seul, le Nigéria ne sera pas cette locomotive. Il nous faut des actions concertées. Une conjugaison des efforts ». A bien analyser ses propos, on en déduit que pour Olusegun Obasanjo, le chef d’Etat béninois ne s’implique pas assez ou pas suffisamment dans la recherche de solutions pour une ouverture rapide des frontières nigérianes. Ceci vient en appui à la thèse d’indépendance vis-à-vis du Nigéria défendue par les thuriféraires du régime de la Rupture. Pour Olusegun Obasanjo, il est clair qu’aucun pays de la sous-région ne peut se passer du Nigéria. Encore moins le Bénin avec qui il partage près de 800km de frontière et dont les peuples ont des liens séculaires. En d’autre terme, la solution à la crise actuelle doit plus venir du chef de l’Etat du Bénin qui doit faire preuve d’un sursaut d’orgueil.

 

M.M

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