Défaut d’assurance de véhicules en circulation : L’exception devient la règle au Bénin

1 661

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

(Les accidents sont de trop)

- Advertisement -

Au Bénin, ils sont de plus en plus nombreux ces véhicules mis en circulation, quelles que soient leurs durées d’âge. Mais combien sont-ils à disposer réellement d’une assurance en bonne et due forme et régulièrement renouvelée? Cette question, à l’aune de plusieurs constats qui se font depuis un moment dans presque toutes les contrées du pays, relève d’une énigme qui ne dit plus son nom. Autrement dit, abondants sont les véhicules qui circulent à tout-va au Bénin, sans toutefois être en règle, auprès des assureurs. En effet, si à quelque chose malheur est bon, plusieurs cas d’accidents mortels ou non, permettent de se rendre davantage compte, de cette situation désobligeante et contrevenante. Dans la plupart des cas d’accidents de la circulation observés çà et là dans les villes béninoises, sont souvent mis en cause ces véhicules, frappés par un défaut d’assurance. Pis, les propriétaires de ces engins qui sont de ce fait en conflit avec la loi, ont après leurs forfaits, toutes les astuces pour se tirer d’affaire. Ceci, sans même être le plus souvent inquiétés par les autorités policières du pays. En témoigne un récent cas d’école qui s’est produit à Abomey-Calavi où le propriétaire d’un véhicule après avoir causé un accident ayant débouché sur des pertes en vies humaines, a décidé de régler la situation à l’amiable avec les familles des victimes, alors qu’il n’en avait nullement le droit. Puisque n’ayant aucune assurance pour son véhicule, la crainte que le service des accidents et constats de la police républicaine s’empare de la situation, a eu raison de lui. Encore que les familles éplorées, n’ont pas satisfaits à son désidérata. A l’instar de ce cas précis, plusieurs autres éventualités pullulent tous les jours, créant d’énormes préjudices aux pauvres populations. Pendant ce temps, les contrôles inopinés et la rigueur, qui s’observaient dans tout le pays pour modérer les véhicules non assurés, semblent s’estomper. En dépit du manque à gagner que ce laxisme crée à l’Etat, il est devenu aussi une épée de Damoclès qui plane sur la tête de tous les usagers de la circulation. La police républicaine et sa direction des accidents et constats sans compter le Centre national de la sécurité routière (Cnsr), sont-ils en train de faillir ? Ce qui est évident, ils sont les principaux acteurs clés, pouvant, par des réactions promptes, permettre de renouer la lutte contre les véhicules non assurés, avec tous leurs corollaires.

Janvier GBEDO (Coll.)

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite