La loupe : Le peuple a perdu confiance

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Au fond, le lever de bouclier constaté et qui est toujours d’actualité après la révision de la Loi fondamentale du 11 décembre 1990  mérite qu’on s’y penche.

Pourquoi malgré le fait que le doute sur l’épineuse question de la confiscation du pouvoir par le chef de l’Etat révisionniste soit levé l’opinion continue par se plaindre, par dénoncer, par crier au scandale et au danger?

Question simple méritant réponse simple. L’appréciation, l’amalgame, la manipulation engendrés par le certificat de conformité, les manœuvres ayant abouti à l’exclusion de l’opposition et du Parti du Renouveau Démocratique ont été inspirés par la loi et les réformes. Tout ça est encore vivace dans les mémoires. Par quelle magie peut-on convaincre les béninois à penser que pour la nouvelle Constitution, dans son application, le même esprit de sournoiserie ne va pas prévaloir.

Beaucoup prient par exemple  déjà pour  que la disposition qui prévoit le poste de vice -président, prévue pour être mise en application en 2021 ne subisse de tripatouillage et d’interprétations indécentes.

D’autres estiment que le parrainage défini dans ces conditions, même amélioré est peu crédible, superfétatoire, et risque de subir des assauts d’accaparement d’intimidation et de chantage. Les maires qui sont tenus presque totalement par le pouvoir pour des raisons d’efficacité et de bilan, et le souci de sauvegarder leur  poste peuvent-ils être des garants de l’expression de la volonté du peuple?

Les députés parviendront-ils à opérer le choix de leurs mandants librement surtout avec le contexte de la huitième législature? Est-ce que cela est possible que les 83 députés aujourd’hui au parlement portent leur choix par exemple sur un présidentiable et cela aura de crédit aux yeux de la communauté nationale et internationale?

Voilà autant de choses qui créent la polémique.

L’avantage qui réside dans le fait de considérer l’avis du grand nombre est que si ça se passe mal après tout le monde puisse se sentir concerné et coupable. Ainsi la recherche de solutions serait plus facile

Dine ABDOU

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