« Fishbowl conversation » de l’Ambassade des États-Unis : Reckya Madougou inspire de jeunes leaders

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Jeudi dernier, ils ont vécu une expérience des plus enrichissantes. En effet, des jeunes leaders, issus de différents domaines d’activités, dans le cadre du programme « Fishbowl conversation » exécuté par l’Ambassade des Etats Unis ont eu la chance d’échanger avec une personnalité au profil plutôt atypique. Il s’agit de l’experte internationale en finance inclusive et spécialiste des questions  de développement, Reckya Madougou.

 

Un échange interactif, des discussions à bâtons rompus, décomplexées pendant plus de trois heures d’horloge dans la langue de Shakespeare autour des questions économiques, de leadership, de la bonne gouvernance avec en face une personne ressource dont le parcours inspire. Le « Fishbowl conversation » du jeudi 24 octobre dernier a été pour ces jeunes leaders, un grand moment d’apprentissage et de partage de connaissance. Autour du thème : «Only government can  make significant change in a nation development», en français, « «Seul le gouvernement peut apporter des changements significatifs au développement de la Nation», Rekya Madougou a partagé avec les jeunes sa vision d’une transformation structurelle et d’une meilleure gouvernance pour rendre les économies africaines plus inclusives et plus résilientes aux chocs internationaux. «Si vous voulez aller vite, partez seul. Si vous voulez aller loin, aller ensemble…”, a lancé la désormais membre de la communauté des Alumni américains. Elle a entretenu les jeunes sur le fondement d’un État en tant qu’organisation politique, et la Nation, comme l’ensemble des individus qui se considèrent comme liés et appartenant à un même groupe. Alors, la nationalité est censée lier le citoyen à l’état et aux avantages des politiques sociales. Mais comment ce sentiment d’appartenance du citoyen à une identité commune fondée sur la culture, la langue, la religion ou le territoire peut positivement impacter, s’est interrogé la spécialiste des questions de développement avant de répondre que cela fait appel à des devoirs et à des responsabilités de la part de chaque citoyen. L’ancienne Garde des sceaux et ministre de la justice Reckya Madougou a enseigné aux jeunes leaders la notion de Nation, d’État, les responsabilités du citoyen, les défis d’un gouvernement, les enjeux de la croissance économique et les possibles variations à cerner en ce qui concerne chaque pays africain. Pour appuyer sa thèse, Reckya Madougou prendra l’exemple du Togo qui vient de faire une remarquable percée dans le dernier rapport Doing Business en gagnant 40 places et surtout en se plaçant en tête des pays africains réformateurs pour montrer que lorsqu’il y a une volonté politique affichée, les Etats africains peuvent améliorer la gouvernance et renverser la donne en ce qui concerne les perspectives de développement et de prospérité qui, relativement, demeurent sombres.

 

Et cela n’est possible que grâce aux jeunes qu’à leurs idées de plus en plus novatrices mais surtout un leadership positif et volontariste pour induire les changements nécessaires. Il est question donc de les inspirer et de les orienter. C’est en cela que le « Fishbowl Conversation » de l’ambassade des États-Unis près le Bénin vient à point nommé. Et surtout le choix de Reckya Madougou. Elle a proposé aux jeunes, venus l’écouter, de s’engager dans tous les programmes de développement du leadership initiés par le gouvernement américain. C’est essentiel en ce sens où, rappelle l’ancienne Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, qu’à terme, les expériences, les découvertes, les formations reçues sont toujours impactantes et bénéfiques. «Un leadership transformationnel est utile pour impulser les révolutions et les évolutions obligatoires pour nos pays», a-t-elle dit. Aussi, a-t-elle insisté sur la pratique de langue anglaise comme véritable atout pour s’ouvrir les multiples opportunités futures.

 

« Plus précisément, de notre thème du jour, nous nous sommes finalement accordés sur le fait qu’outre l’Etat, le secteur privé, la société civile et les citoyens doivent jouer leurs partitions. Le secteur privé doit assurer son rôle vital de moteur de la croissance économique qui engendrera la prospérité. Quant aux citoyens, avec le concours de la société civile notamment qui peut organiser des plaidoyers et exercer des pressions, ils doivent saisir tous les outils de la démocratie participative pour influer sur les choix étatiques et être des citoyens responsables », peut-on lire la page Facebook de l’ancienne Garde des sceaux en guise de conclusion.

 

 

M.M

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