La loupe : Éclairages sur l’affaire DGI et la Criet

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Que les juristes ne se fâchent pas et tolèrent l’ignorance du commun des mortels.

L’affaire est si rocambolesque en ces temps de ceinture à serrer que personne ne parvient à dompter son émotion.

Il s’agit de plusieurs milliards de nos francs, dérobés à la caisse du trésor public par un fonctionnaire de la Direction générale des impôts. Le dérobeur est jeune et banal. L’argent est beaucoup et la manière dont l’opération s’est faite est trop simple et inadmissible. On n’a pas fini de faire le débat sur l’opportunité qu’un tel montant soit si facilement accessible à ce petit fonctionnaire courageux, douteux et très suspect.

La Criet dit qu’à l’étape actuelle de la procédure, qu’elle a juste renvoyé le ministère public à mieux se pourvoir. Les juristes ne s’entredéchirent pas trop heureusement autour de ce cas. Eux qui interprètent les lois de la République de plusieurs dizaines de manières avant le lever du soleil. C’est selon qu’ils soient de l’opposition politique, de la mouvance présidentielle, du centre ou de la société civile que leur interprétation est fausse ou vraie.

Ce qui intéresse le bas peuple en ce moment c’est son argent. Un bémol tout de même pour ceux qui veulent savoir. Ces fonds ne sont pas en réalité l’argent de l’Etat en tant que tel. Ce sont les pénalités des citoyens sur les impôts payés hors délai. La moitié serait légalement répartie entre une catégorie de fonctionnaires  des services des impôts, et une partie serait utilisée pour l’équipement et autres, légalement aussi, au niveau de la direction des impôts.

La dilapidation  de cette  deuxième partie du fond est bien un crime passible de la Criet.

Ce cas est criard et fait mal aux béninois dans la mesure où la conjoncture sociale est épouvantable et insupportable.

Avant que les esprits commencent à aller dans tous les sens pour aller accuser ou tenter d’accuser des complicités lointaines à tous ou presque tous les niveaux, selon que l’on parte du bas de l’échelle ou du haut de l’échelle, il faut faire quelque chose

Nul n’acceptera que l’Etat béninois dise un jour ne pas pouvoir circonscrire ce jeune homme négativement audacieux

Nous devons retrouver ces milliards.

Dine ABDOU

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