Prof Dodji Amouzouvi, Depes à propos de la non-reconnaissance des diplômes arabes “ : … que les textes suivent l’évolution de notre société“

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Des milliers de jeunes béninois sortent des universités arabes mais se heurtent à la non-reconnaissance de leur diplôme. Et malgré toutes les démarches menées par cette nouvelle élite musulmane, la lueur d’espoir est encore loin de pointer à l’horizon. Conscient de la frustration qui en résulte, le Directeur des établissements privés d’enseignement supérieur (Depes), Prof Dodji Amouzouvi souligne la nécessité d’adapter les textes à l’évolution de la société…

 

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Le système d’équivalence des diplômes n’est point favorable aux intellectuels arabisants pourtant nantis de diplômes recherchés. Si certains sont contraints de prêcher dans les mosquées, d’autres s’occupent avec des Ongs arabes de charité. Frustrés, ces derniers n’ont de cesse, exprimé leur désarroi. La Direction des établissements privés d’enseignement supérieur (Depes) est une direction technique de la Direction générale de l’enseignement supérieur (Dges), structure en charge de l’authenticité et de l’équivalence des diplômes obtenus hors du territoire national. « La non-reconnaissance des diplômes des arabisants s’explique par les textes, nous sommes dans un Etat de droit. Pour reconnaître cela, il faudra que l’Etat en trouve la pertinence, la nécessité et que les textes qui existent soient mis en conformité pour que quelqu’un qui a un doctorat en islamologie, en théologie puisse trouver son répondant. Mais tant que les textes qui organisent le secteur n’ont pas pris cela en compte, on ne peut rien faire. On aurait souhaité que les textes suivent l’évolution de notre société. Sociologue que je suis, je puis vous dire, de plus en plus de nos compatriotes se font former dans de très grandes universités prestigieuses et reviennent des docteurs en islamologie et théologie mais ils ont de la peine à s’insérer dans le marché conventionnel… Il y a une frustration à la base, il faut adapter les textes aux réalités d’aujourd’hui si non demain, ça pourrait être le début de ce que je ne veux pas nommer », déclare Prof Dodji Amouzouvi, au cours d’un entretien exclusif accordé à votre journal. Mais en attendant, les intellectuels arabisants continuent de lutter pour la légitimité de leur savoir et savoir-faire.

 

Aziz BADAROU

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