Elections générales sans révision de la constitution : Daniel Edah propose une démission collective des députés

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Du 10 au 12 octobre 2019, huit partis politiques ont pris part au dialogue politique initié par le Président de la République, Patrice Talon. Au terme des échanges, il a été recommandé des élections générales en 2020 ou 2021 pour apaiser la situation sociopolitique. Pour y parvenir sans modifier la loi fondamentale dans le contexte actuel, Daniel Edah recommande une démission collective des députés…

«…Nous demandons aux forces politiques réunies au sein de l’opposition de reconsidérer leurs exigences en ce sens que le Bénin ne dispose pas d’une base constitutionnelle pour remettre en cause le parlement actuel à moins qu’un nombre suffisant de députés ne déposent leurs démissions » a suggéré Daniel Edah dans un post sur sa page facebook. Selon lui, il serait sage pour le Président de la République de ne prendre aucune initiative visant la révision de la Constitution de la République dans les conditions actuelles. Ceci, “pour ne pas envenimer la situation de crise multiforme que traverse notre pays“. « Au cas où le Président de la République viendrait à opter pour les élections générales recommandées, au lieu de passer par la révision de la Constitution, nous proposons qu’il encourage la démission en bloc du parlement pour permettre au juge du contentieux électoral d’ordonner l’organisation d’élections législatives anticipées. Toutefois, nous encourageons les propositions menant à l’amélioration de la charte des partis politiques et du code électoral ainsi que l’organisation d’élections générales sans toucher à la Constitution du 11 décembre 1990 » poursuit-il. Tout en regrettant l’exclusion du clergé ayant conduit à l’organisation d’un contre dialogue dénommé « Assises de la résistance», l’homme exprime sa stupéfaction suite aux “doléances pécuniaires des participants qui supplient à la limite le Président de la République de leur octroyer des aides financières spéciales au titre du budget de l’Etat exercice 2020.“ « Nous osons croire qu’il ne s’agit guère d’un marchandage pour cautionner en contrepartie la révision de la Constitution de la République contre le gré du peuple et des opposants non accrédités dont les exigences légitimes méritent d’être considérées si la volonté du Président de la République de sortir de la crispation née des élections législatives d’avril 2019 est sincère » lit-on dans sa déclaration.

A.B

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