Cotonou/ 2 ans après la violation de la loi 97-029 : Les marchés toujours dans le même état

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Annoncée à grand renfort médiatique, la construction des marchés secondaires dans la ville de Cotonou peine à connaître un début de démarrage. Et pourtant, la marie avait été empêchée d’exercer cette prérogative que lui confère exclusivement la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes.

« La commune a la charge de la construction, de l’équipement des réparations, de l’entretien et de la gestion des marchés et des abattoirs », art 104 de la Loi 97-029 du 15 janvier 1999. Tout comme seule l’autorité communale est investie du pouvoir de célébrer les mariages en République du Bénin, la construction, la rénovation, la réhabilitation, l’équipement et la gestion des marchés secondaires est du domaine exclusif de la mairie. L’Etat ne peut pas, sauf à vouloir violer l’article 104 de la Loi 97-029 sur la décentralisation, construire, rénover, réhabiliter, équiper et gérer des marchés secondaires en ligne directe. Toute initiative de l’Etat en ce sens devrait s’inscrire dans le respect de la loi sur la décentralisation et dans le respect des prérogatives propres et non discutables de la mairie de Cotonou. Et pourtant, c’est ce qu’a fait le gouvernement de la Rupture lorsqu’en décembre 2016, il annonçait dans son Pag la construction de marchés secondaires dans la ville de Cotonou. Or, la mairie avait son propre programme de construction, de réhabilitation ou de rénovation d’un certain nombre de marchés secondaires sur son territoire. Ce programme était devenu même une urgence avec l’opération de déguerpissement des espaces publics qui a vu nombre de ses administrées, du jour au lendemain, sans revenus. Le chargé de mission aux partenariats économiques à la mairie d’alors était investi de la mission de trouver des investisseurs. Les discussions étaient assez avancées. Les partenaires privés avaient accepté le principe d’aider la marie en préfinançant les travaux de construction des marchés secondaires sous réserve de certains accords et partenariats économiques que la mairie allait signer avec eux. On en était là quand subitement, le gouvernement interrompt le processus, usurpe les attributions que la loi confère à la mairie en décidant de construire des marchés secondaires. Alors même qu’elle n’a pas été associée à l’opération de déguerpissement, la mairie était prête à trouver une solution aux nombreuses femmes sinistrées de cette opération qui venaient supplier le maire d’alors. Mais là encore, on l’a empêchée d’agir. La marie en a souffert mais n’a pu rien faire. 02 ans après, c’est toujours le statu quo. Pas de nouveaux marchés, pas de marchés rénovés ou réhabilités. La construction de marchés secondaires est toujours à l’étape de projet malgrés les descentes hyper médiatisées du préfet et du ministre de cadre de vie dans les marchés. Un doigt accusateur est pointé du côté du Bureau d’analyse et d’investigation qui a prérogative sur l’Agence de cadre de vie.

M.M

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