Ecureuils A’ à l’Ufoa-B au Sénégal : Les enseignements à tirer…

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Le Bénin a pris part à l’édition 2019 de la Coupe Ufoa (Union des Fédérations Ouest africaines) des nations qu’abrite le Sénégal du 28 septembre au 13 octobre 2019. Malheureusement, les poulains de Moussa Latoundji ont très tôt quitté la compétition, sortis par le Sénégal (1-0) au second tour.

 

Si deux ans plus tôt au Ghana, le Bénin a occupé la quatrième place en se faisant battre en match de classement par le Niger (2-1) avec une réalisation de Nabil Yarou, pour cette édition à élimination directe, le Bénin n’a pu réaliser le même exploit. Et pourtant, il a bien entamé avec un premier succès face à la Guinée (2-1) avec des buts de Gaston Houngbédji et Jérôme Bonou assorti de la désignation d’homme du match par Marcellin Koukpo. Une prestation qui inspirait exploit pour la suite de la compétition. Mais hélas ! Le Sénégal comme à la Can 2019 en Egypte, a encore fait sortir le Bénin en quart de finale de l’Ufoa-B par le même score (1-0). Une élimination prématurée qui mérite que les enseignements soient tirés.

Une équipe solide et complémentaire…

La force de cette équipe béninoise est sa base arrière avec un gardien de but flamboyant et un axe complémentaire. Nabil Yarou et Jean Ogouchi ont été dans l’ensemble colosses et complémentaires dans les phases défensives. Mais la seule erreur sur la perte de balle de Jean Ogouchi alors qu’il enclenchait une action offensive et la faute de main de Sheyi Damilola ont été fatales pour le Bénin, éliminé par le Sénégal. Ourou Djalilou sur le côté gauche est promoteur mais doit travailler davantage (éviter les passes à l’adversaire, rigoureux dans les choix) pour véritablement titiller David Kiki en sélection A. Quant à Rodrigue Fassinou, il a une nouvelle fois montré ses limites et devra revoir ses copies au cours du championnat national de football afin de retrouver son talent d’antan. En milieu de terrain, Patrick Sedjamè doit revoir son volume de jeu. Il doit aussi éviter les pertes de balles devant la défense et élever son niveau de jeu. Idem pour Gaston Houngbédji malgré son superbe but face à la Guinée. Jérôme Bonou aura montré qu’il a gagné en expérience mais devra continuer le travail pour espérer le meilleur. Marcellin Koukpo dans son rôle a été impeccable. Techniquement au point, c’est l’homme par lequel le danger du  Bénin intervint. Très attendus, Kabirou Koutché et Mohamed Sacca ont été en dessous des attentes au vu des prestations offertes. Quant à Moussa Latoundji, il aurait pu faire mieux même si la fatigue gagnait l’ensemble des joueurs. On attendait sa touche spéciale à des moments donnés quand l’équipe en avait besoin. Malheureusement, il était resté fidèle à son système de jeu et manquait parfois de punsh sur le choix des joueurs.

Nécessité de continuer le travail…

Au-delà de cette élimination, il importe que le travail soit poursuivi de façon périodique. Surtout que le championnat a repris, Moussa Latoudji doit explorer les rencontres afin de trouver d’autres talents pour doubler voire tripler les postes. Il faut aussi mettre en place une Direction technique nationale afin que le travail soit cohérent et professionnel avec un programme digne du nom. L’ensemble de tous ces aspects permettra certainement d’avoir une équipe locale compétitive pouvant véritablement faire face aux autres pays comme le Sénégal, le Mali, le Ghana, la Côte-d’Ivoire. Ces pays ont des championnats rigoureux et au sein desquels les joueurs ont une base solide de formation.

 Abdul Fataï SANNI

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